‹ Traité de métallurgie du fer, Volume 1Chapitre 15 sur 100 · IV. — Digression sur la métallurgie du silicium · texte numérisé non relu

IV. — Digression sur la métallurgie du silicium

Nous ne pouvons passer sous silence les recherches récentes concernant la métallurgie du silicium. Renonçant à préparer le silicium par la méthode de Berzélius, soit en faisant réagir les métaux alcalins sur le fluosilicate de potassium, M. VigourouXy docteur ès-sciences, s'est proposé de préparer le silicium en faisant agir directement les réducteurs sur la silice. Nous citerons Valuminium et le magnésium comme principaux réducteurs employés : ces réducteurs pulvérisés sont chauffés mélangés avec la silice, à 800°. En traitant le produit obtenu par les acides chlorhydrique, sulfurique et fluorhydrique, on récupère du silicium amorphe. L'avantage de la méthode nouvelle est de procurer le corps en question dans un très grand état de pureté et débarrassé des siliciures métalliques qui l'accompagnaient dans son élaboration par l'ancien procédé.

Quant au silicium cristallisé qu'on ne peut obtenir qu'en portant la masse à une température très élevée susceptible de fondre la silice, M. Vigouroux a pu le préparer au four électrique de M. Moissan en réduisant la silice par l'aluminium et en graduant le chauffage de façon à réaliser la cristallisation soit par dissolution, soit par fusion, soit par distillation.

Les propriétés de ces deux formes du silicium sont identiques et si des différences avaient été constatées autrefois il y a lieu de les attribuer au défaut de pureté des corps obtenus.

120 MÉTALLyRGlE DU FER

Mais ce qui peut jeter quelque lumière sur Tétat du silicium dans les fontes et dans les aciers, c'est la seconde partie du travail de 3/. Vigouroux ayant trait aux siliciures métalliques. Pour lui, la formule gêné-» raie des siliciures métalliques serait M'^Si, M étant un élément divalent : certains de ces siliciures dissolvent le silicium et un tel mélange attaqué par un acide donne à la fois du silicium cristallisé et de la silice provenant du silicium combiné. Ilya là, dit M. Charpy analysant dans la Revue générale des sciences (janvier 1897) les travaux de M. Vigourouxy « une propriété intéressante à rapprocher de celle du carbone « qui, dans la foniCy par exemple^ se trouve à la fois à l'étal de gra- « phite et de carbure de fer. »

Page 1