III. — La voûte
L'influence du profil sur la durée de la voûte n'est vraiment très efficace que lorsqu'on réalise au four Martin des températures très élevées fdéphosphoration sur sole basique). Quand on ne déphosphore pas, et c'est le cas où nous sommes placé depuis le commencement de cette étude, il semble que quel que soit le profil, une bonne voûte peut faire de 400 à 800 coulées.
L'ore process et les variantes d'affinaj°[e au minerai, en raison du bouillonnement intense et des projections auxquels ils donnent lieu, ont conduit à l'emploi de voûtes très convexes ou fort surélevées.
Les voûtes très surbaissées offrent l'inconvénient de retarder le chargement du four; d'autre part, la circulation de la flamme peut se trouver trop longtemps entravée par l'amoncellement des éléments de la charge.
Une pratique excellente consiste à rendre la voûte du four absolument indépendante du reste de la maçonnerie. Dans le sens de la longueur, le montage est disposé de telle façon que le contact des têtes de voûte avec les massifs des autels ne s'effectue qu'à haute température.
Quant aux retombées latérales de voûte, on en reporte toute la poussée sur les armatures en les épaulant directement contre la fonte, et on les isole des piédroits par une armature complémentaire.
L'appareil des piédroits est le plus simple du laboratoire ; aussi n'en parlons-nous que pour mémoire.
Toute la superstructure du four Martin : laboratoire, voûte, piédroits, etc.. est également recouverte extérieurement, au moins du côté du plancher de travail, avec des armatures ou plaques en fonte consolidées par des tirants en fer. Souvent même, et pour atténuer les effets du rayonnement sur les ouvriers tenus à demeurer près du four, la partie antérieure de ce four où se trouvent les portes de travail, est recouverte de panneaux creux ou caisses métalliques à circulation continue d'air ou d'eau.
Le chargement du four se fait ordinairement par troisportes dont les dimensions varient avec celles du four lui-même.
Du côté opposé se trouve placé le trou de coulée, au point le plus bas de la sole. De chaque côté sont ménagées des portes plus petites que celles servant au chargement et au moyen desquelles on fait à la
MKTAI-LUROIE DU FER
sole et aux piédroits de la voûte les réparations qui peuvent être tentées sans un arrêt complet du four.