IV. — Ti/pe Batlio avec brûleurs Hackney
Nous croyons utile de dire quelques mots d'une modification apportée à
la construction du four Martin-Siemens et qui est encore peu répandue.
Dans la disposition Batho, les canaux à air/;;/ et ceux à gdizqq' qui
Fig i58 et 159. — Type Batho avec brûleurs Hackney. — Elévation.
C, conduite d'air. — Cj. conduite de gaz. — ^/, gaz combustible venant des gazogènes. — 0, orifice de coulée. — P P, portes de travail. — S, sole circulaire. — V, valves à air. Vi, valves k gaz. — r, r, Registres.
font communiquer les chambres avec le laboratoire sont construits à Textérieur, indépendants du four et sans contact entre un canal et l'autre; ils sont g^arnis d'un revêtement convenable, de manière à rendre impossible le mélange des gaz et de Tair par suite des fissures. De plus, cette disposition des canaux rend les réparations beaucoup plus faciles.
En outre, on a adopté pour les chambres régénératrices la disposition isolée d'une chambre à l'autre ; ainsi qu'on le voit sur la figure ci-dossus, les chambres régénératrices aii\ bb* restent complètement séparées et indépendantes du four de fusion. La sole repose sur une plateforme en fer dd* ; Tespace en dessous du four étant entièrement libre, la sole est rafraîchie. On obvie ainsi à l'inconvénient d'avoir un poids énorme surchargeant les chambres, avec la crainte d'infiltration de métal fondu dans ces chambres, dans le cas du perçage de la sole ou de fractures dans le four; la surveillance et les réparations sont beaucoup phis aisées.
Voici en quoi consistent les brûleurs type Hackney :
Les canaux d'introduction et de sortie des gaz et de l'air dans le laboratoire se font en tuyaux lége rs et portatifs en tôle ou en fonte, l'intérieur et l'extrémité étant garnis de produits réfractaires et les joints protégés par du sable. Aux points d'attache entre les tubes et les extrémités de la chambre de combustion oii l'on ne peut établir les joints de sable, on forme le joint en pilonnant de l'argile réfractaire entre l'extrémité des tubes et des bords en fonle fixés aux parois du laboratoire. Ainsi, l'air arrive verticalement sur le courant inférieur du gaz ; par ce croisement à angle droit, on obtient un mélange intime qui favorise la combustion parfaite avec une flamme vive dirigée sur le bain, protégeant ainsi la voûte du four et les ouvertures d'entrée et de sortie des gaz et de Tair qui sont les deux parties les plus délicates et difficiles à maintenir en bon état dans les fours Siemens.
Les chambres de régénération sont garnies à l'extérieur d'une enveloppe cylindrique en tôle en forme de tour analogue à celle des appareils Whitwell ou Cowper.
Les défenseurs de ce nouveau type de four, que l'on rencontre dans quelques installations à l'étranger surtout, prétendent qu'avec les dispositions adoptées pour les chambres, on n'a plus à pratiquer des excavations profondes dans le sol, comme dans le système ordinaire, occasionnant des frais considérables. Il n'y a pas de danger de fissures
et d'obstruction des timmàxi^ par infiltration du métal ; le travail des ouvriers est moins pénible, car leurs pieds ne reposent plus sur des plaques métalliques échauffées paries diambres de dessous, etc... Nous renvoyons le lecteur pour de plus amples renseignements à divers articles qui ont paru sur ce sujet, soit dans le Gmk civily soit dans la Revue universelle des mines et de la inélaUurgiê (Revue de Cuyper — Liège),