‹ Traité de métallurgie du fer, Volume 1Chapitre 93 sur 100 · IV. — Valeur du procédé et produits obie^ius · texte numérisé non relu

IV. — Valeur du procédé et produits obie^ius

Le procédé au creuset est incomparablement plus coûteux que les procédés Bessemer et sur sole, tant au point de vue des matières premières qu'on y emploie qu'à celui du prix de leur transformation, de la main-d'œuvre, etc..

Mais, d'un autre côté, ses produits sont considérés et avec raison, comme bien supérieurs à ceux des autres procédés, même à composition chimique égale.

Le creuset étant un récipient fermé, il n'y aura pas d'oxydation notable comme dans toutes les autres méthodes d'élaboration et, par suite, pas d'affinage proprement dit. On trouvera fondues, en fin d'opération, toutes les matières du chargement initial, aune faible quantité de scorie près, et sa7is inlerposilion d'oxyde de fer.

Le prix de cet acier limite ses applications à la production des aciers de choix destinés aux outils tranchants, aux ressorts, etc.; cependant, on s'en sert aussi pour de fortes pièces : canons, frettes, arbres de transmission, etc.. lorsque la qualité du métal est un facteur essentiel à assurer.

Les aciers dits spéciaux^ lorsqu'on ne veut pas les obtenir en très grandes masses, se fabriquent surtout au creuset. Le vrai procédé industriel pour les obtenir consiste à fondre avec de l'acier cémenté une proportion convenable d'une fonte spéciale apportant l'élément que l'on veut introduire.

Ce sera un ferro-ehrome, un ferro-lungstène ou simplement du Wolfram^ etc..

L'acier inanganèse ne se prépare pas dans les creusets, comme on Ta déjà dit, à cause de l'attaque rapide des parois par le métal riche en mang'anèse ; on se contente de verser l'acier au carbone préparé à la nuance requise dans la poche de coulée où l'on aura préalablement placé la quantité de Fe-Mn voulue.

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