Les mai?is fluidiqiies, A. S. P., 1908, XVIII
606 MÉTAPSYCHTQUE OBJECTIVE
parurent, ne laissant qu'une petite tache blauche qui s'évanouit bientôt1.
Dans une série d'expériences remarquables, le D' P. Gibier a vu la forme de Lucie, qui s'était sous ses yeux graduellement constituée, s'écrouler à ses pieds comme un château de cartes : (c'est exactement ainsi que sous mes yeux Bien-Boa a disparu). « Lucie disparaît progressivement, en deux secondes, au plus, comme elle était venue, mais cette fois à environ 50 centimètres des rideaux, auprès desquels je me tiens debout, et qui restent immobiles... Au moment où le dernier point blanc, vestige de cette forme, va s'efïacer sur le tapis qui recouvre le parquet, je me baisse pour mettre la main dessus ; mais je n'en puis sentir aucune trace : il n'y a plus rien. »
Il est insensé de supposer une hallucination. Alors la seule explication, non métapsychique, possible, c'est qu'il s'agissait d'une image réfléchie par un miroir. Mais cette hypothèse est absurde, car cette forme de Lucie respirait, parlait : même elle faisait toucher aux assistants (P. Gibier et le Dr L..) le voile léger qui s'était formé comme un nuage autour de sa forme.
Les fantômes qui se sont matérialisés disparaissent donc exactement comme les fantômes uniquement subjectifs, qui se manifestent si souvent par des monitioas de mort. Sont-ils constitués par des substances analogues? Si tant est qu'on puisse ici parler de substances, pour des éléments disparaissant sans laisser de trace matérielle.
Tout de même la différence fondamentale (non constante d'ailleurs) entre lesectoplasmies accidentelles, et les ectoplasmies expérimentales, c'est que dans ces dernières, il y a de la vraie matière qui paraît formée, exerçant sur les choses une action mécanique, tandis que daus les ectoplasmies accidentelles (monitions de mort), il semble qu'il n'y ait, au moins dans l'immense majorité des cas, qu'une image, un reflet, une ombre, dans le sens populaire du mot. Mais les matérialisations expérimentales ne sont pas du tout des ombres.
Ou s'est demandé comment il peut y avoir des matérialisations de vêtements. Mais ce scrupule témoigne de quelque naïveté. Car la