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Traité de microbiologie

En dehors des faits qu'il rapporte et entée lesquels il a essayé d'établir un lien, ce volume contient une conclusion générale qui se rattache à celle du volume précédent. J'avais essayé d'y montrer que les diverses espèces de levures étaient très mal différenciées les unes des autres, et qu'il était encore impossible de leur assigner des frontières précises. J'essaie de prouver aujourd'hui que lorsqu'on étudie au même point de vue les bacilles les mieux caractérisés, on voit que les barrières trop hâtivement mises entre eux deviennent d'autant plus indécises qu'on les étudie davantage.

Quand ils ont été découverts, le ferment alcoolique, le ferment lactique, le ferment butyrique, etc., semblaient n'avoir rien de commun. Voilà que leur domaine s'est étendu, qu'entre eux il s'est révélé des intermédiaires dont le domaine, grandissant aussi, a pénétré le leur, si bien qu'aujourd'hui toutes ces taches d'huile sont devenues confluentes, et qu'il y a des régions d' hinterland dont la répartition serait impossible, tant elles ont été pénétrées par des émigrants venus de tous les coins de l'horizon. Par exemple, on croyait au début que la levure se distinguait du reste du monde microbien en ce qu'elle était seule à pouvoir fournir de l'alcool dans sa vie normale. Aujourd'hui on exagérerait, mais on n'exagérerait pas beaucoup en disant qu'il n'est quasi pas de microbe qui ne fuur-

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