‹ Traité de minéralogieChapitre 35 sur 118 · lieoyO · texte numérisé non relu

lieoyO

sans résnltat.

Haateon.

Le 7 juillet,

Deix heures apr^

la grande éruption.

Bassin à moitié rempli :

hauteur, 22b,75.

I Haalann.

iVir/M inférieure de la coUmne d'êau.

Température I Température moyenae

moyenne de la colonne d'eaa j de la colonne d'eau, 1O0* 19. . I I08« 85.

Ces trois expériences donnent, pour la température moyenne de la colonne d'eau, 108*,79. Si Ton cherchait la température que l'eau devrait avoir pour bouillir à la partie inférieure de la colonne, c'est-à-dire jusqu'à la profondeur à laquelle on peut descendre les thermomètres, qui est de 23™,50 au-dessous du niveau du bassin extérieur, on trouverait que la température de l'ébullition correspondrait à 135 degrés. La température la plus élevée qu'on ait trouvée à la base de la colonne est de 127^,5; il existe donc une différence de 7^,80.

Ainsi, au point où le thermomètre inférieur peut pénétrer, l'eau n'atteint pas la température de l'ébullition qu'elle devrait avoir sous la pression à laquelle elle est soumise; mais elle se rapproche d'autant plus de cette température, que le moment d'une grande éruption est plus voisin.

On peut conclure de cette différence que le foyer de chaleur qui échauffe l'eau du geyser se trouve à une certaine distance au-dessous du fond du puits central, et Ton peut en déduire une explication plausible de la manière dont les éruptions»sont déterminées.

Supposons, en effet, que la colonne d'eau du bassin central communique par un canal long et sinueux, avec un réservoir

qui reçoit l'action directe de la chaleur souterraine; après chaque éruption qui a donné lieu à la projection d'une grande quantité d'eau et de vapeur, les parties inférieures de la masse liquide doivent s'être refroidies ; il en résulte <(ue la vapeur d'eau qui se forme dans le réservoir soumis à faction de la chaleur doit posséder alors une tension moindre que celle à laquelle peuvent faire équilibre le poids de la colonne centrale et celui de l'atmosphère ; cette vapeur, à mesure qu'elle se forme, vient se condenser au contact de l'eau qui remplit le canal sinueux, et elle abandonne à cette eau sa chaleur latente. L'accroissement de température de l'eau du canal se transmet de proche en proche jusqu'à la partie inférieure de la colonne centrale où le thermomètre peut pénétrer ; mais cet accroissemaol est retardé par l'air atmosphéi*ique et les autres^z que la vapeur enlraloe avee eUe ; cepeadant, au bout d'un temps plus ou moins long, l'eau du canal doit bouillir, et la vapeur qui cooiinue à se former ne peut jplus s'y condenser; celte vapeur doit donc s'aocumuler, et acquérir une tension de plus en plus grande, jusqu'à ce que cette tension soit capable de vaincre la résistance de la colonne. d'eau qui remplit le bassin, et de la lancer en l'air.

CMBpMiti^a «te «nx dea cagnM». » Now avons annoncé qiAe Ibs eaux des g^y^rs £(M:'meBt «des àèptU siliceux assez abondants; sous ce rapport, elles diffèrent essentiellement de la plupart (Jes eaux minérales, qui, lorsqu'elles sont incrustantes, doivent cette propriété à des carbonates ; il était donc intéressant de connaître quels étaient les principes qui commuuiquent aux eaux des geysers de l'Islande la propriété de dissoudre la silice et de la déposer, tantôt sous forme de concrétions à aspect terreux, comme \di geyserite ^ tantôt sous celle dfi stalactites analogues à de la calcédoine.

M. DescioizeaiM^ a rapporté plusieurs litres de ces eaux ; M. Damour *, dont l'exactitude dôcimastique est si appréciée

' Notice mr la comtposUim 4e plusieurs des sources sHidfères éstJsHanâe, par M. hnaouT ^JUmales ée chimie et as physique, tr^Uième série, i. XIX, p. 470).

80 EAUX MINÉRALES JAILUSSANTES.

des minéralogistes, s'est chargé d'en faire l'analyse; M. Descloizeaux avait eu le soin de doser sur les lieux l'hydrogène sulfuré que contiennent les eaux des geysers, et de s'assurer de rétat auquel la soude s'y trouve.

Un litre de cette eau, évaporée à 65 degrés centigrades, donne un résidu pesant l'^sSOOO, et faisant effervescence avec les acides. Chauffé à 300 degrés, le poids de ce résidu se réduit à 1»'-,1830 ; et au rouge cerise, où le résidu s'agglutine, il n'est plus que de l»'-,0540.

La même quantité d'eau renferme les éléments suivants ; ils sont présentés isolément dans la première analyse; leur association probable est indiquée dans la seconde :

Soufreu Oyà036

Chlore 0,1459

Acide carbonicpie 0,1520

— suif urique 0^0897

Silice 0,5190

Soude 0^27

Potaœe 0^0097

Magnésie 0,0031

Chlorure de sodium.. . 0,2638 Sulble magnésique... 0^0091

— potassique.... 0,0180

— sodique 0,1343

Soude 0,1227

Silice 0,5190

Acide carbonique 0,1520

Soufre 0,0036

En comparant les quantités d'oxygène, de la silice et des bases, on trouve qu'elles sont dans le rapport suivant •

Oxjgéne. lUpporti.

fT.

SUice .-. 0,5190 0,2696 3.

Soude 0,3427 0,08761 ^^^^ .

Potasse 0,0097 0,0016) ' *'

En retranchant du poids des alcalis la quantité nécessaire pour saturer le chlore et l'acide sulfurique, il reste :

Oxygène. Ripporu.

Silice 0,5190.... 0,2696 9.

Soude 0,1227 0,0314 1.

On suppose assez généralement que la dissolution de la sihce dans les eaux des geysers est due à de Talcali à l'état

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