TURQUOISE. 4S
quoi^ , jusqu'à présent sa natut^e chimique est eneore piroblématique : les analyses de ce minéral ont, en effet» donné des résultats fort différents les uns des autres; les seuls éléments constants sont le phosphate d'alumine, le cuivre et le fer.
Les analyses suivantes sont celles qui font connaître la cothposition la plus habituelle de la turquoise :
Alumine 44,50 47,45 50,755.
Adde phosphoriqtte 58,90 S7,54 5,640 .
* Oxyde de cttivrc \ . . 3,75 2,02 1,420.
Oxydedefer 1,80 1,10 1,100.
Oxyde de mangatibse » 0,30 0,500.
SiUce » » 4,260.
Eau 19,00 18,18 18,125.
Pho«plialedechanx,Ca»P... » 3,6l 18,100.
Les analyses de M. Hermann se rapportent aux deux principales variétés de turquoise : elles ont été faites sur des échan* tillons soumis d'abord à une lessive de soude; la turquoise bleue a perdu 7 pour 100 dans cette opération; la perte de la seconde s'est élevée à 25,48. L'analyse montre, en outre, qu'elle contient une forte proportion de phosphate de chaux. Les deu» variétés sont colorées par de Toxyde de cuivre.
M. Berzélius > a annoncé qu'en outre des éléments précé* dents, il avait trouvé, dans la turquoise, de la chaux, de la silice et de Toxyde de fer. Je ne puis indiquer ici l'analyse de Berzélius que je n'ai vue rapportée nulle part.
La turquoise provient des environs de Muschad , ou Mesched , entre Téhéran et Hérat , en Perse. Elle forme des rognons , au plus , gros comme des noisettes, dans des argiles ferrugineuses , qui elles-mêmes remplissent des fissures dans des terrains dont la nature est peu connue, mais qui paraissent , d'après des échantilloàs que M. Hermann a examinés , appartenir à du schiste siliceux. Les fragments de turquoise
« Journal d'Erdmann, novembre 1844.
* Annaks des mines, première série, t. VII, p. 223.