Var. A l'âme de l'homme
4> Var, De désobéir formellement à Dieu. (1684.)
Eritis iicut Dii ; et cela par une union particulière avec la Raison universelle, le Verbe Etemel S avec celui de qui toateî les intelligences reçoivent ce qu'elles ont de lumière : Scûntei bonum et malum. Comme ils étaient seuls sur la terre, et cheÊ dû la postérité qu'ils pouvaient avoir (supposé qu'ils sasseni (|uelque chose de l'Incarnation du Verbe) , ils avaient qoelqae sujet de croire que c'était en eux que ce mystère devait s'accomplir. Ainsi les Démons les ayant trompés les vainquirent, el s'en rendirent maîtres, et de tous leurs descendants : et parla, quoiqu'ils favorisassent le dessein de l'Incarnation da Verbe, puisque le péché du premier homme la rend nécessaire en plusieurs manières, ils crurent l'avoir renversé. Car apparemment ces esprits superbes s'imaginaient * que l'union avec Dien se pouvait mériter par une obéissance exacte à ses ordres.
\. Il faut savoir, par des raisons que j'ai dites ailleurs *, qoe le premier homme ayant péché, il était nécessaire en conséquence des lois de l'union de l'âme et du corps, et conforme ï Tordre immuable de la justice ^ que sa chair se révoltât contre son esprit : et m Ame que la concupiscence se transmît dans tous ses enfants, mais par d'autres raisons que j'ai expliquées fort au long dans la Recherche de la vérité '. Or la concapiscenee est cet instrument universel de l'iniquité, laquelle a inondé toute la terre. Car étant entre les mains du démon, qui peut Texciter en mille manières par le pouvoir qu'il a sur lescorpSi il a régné par elle jusqu'à la venue de Jésus-Christ, jusquesac temps du souverain Prêtre des vrais biens •, ou de la cause occasionnelle de la. délectation intérieure, qui seule peut contrebalancer le poids de la concupiscence, et rendre inutile au Démon cet instrument de ses conquêtes. Car "^ l'homme voulani invinciblement être heureux, rien ne peut guérir son cœui corrompu par les plaisirs sensibles, que l'onction de la grâce-
1. Var. Dans l'édition de 1684, la suite est ainsi rédigée : Pour lequel ils saTaic" bien qu'ils avaient été formés el sur lequel ils devaient être reformés, eux qui étaie* seuls sur la terre, et chefs de la postérité qu'ils pourraient avoir. Ainsi les démot les vainquirent..., et la .suite comme plus bas.