‹ Traité de morale de MalebrancheChapitre 118 sur 235 · CHAPITRE DOUZIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DOUZIEME

i)« l*imagioation. Ce terme est obscur et confas. En général ce que c^est qaerimagination. Différentes sortes d'imagination. Ses effets &ont dangeseux. De ce qu'on appelle dans le monde le bel esprit. Cette qualité est fort opposée à la grftce de Jésus-Christ. Elle est fatale à ceux qui la possèdent et à ceux qui Testiment et Tadmii^Dt daDs les autres sans la posséder.

Qnoique les sens soient le premier principe de nos désordres ^^ l'origine de Tunion de l'esprit et du corps, qui maintenant désunit l'esprit d'avec Dieu, néanmoins il ne suffit pas de ré- ^'^rjeur usage afin que la grâce opère en nous selon toute son J^ftcace; il faut de plus faire taire rimagination et les passions, f^'ioiagination dépend des sens aussi bien que les passions * : "^^•seiie a sa malignité particulière. Lorsque les sens l'ont ^ïcilée, elle produit * des effets extraordinaires. Mais souvent, quoique les sens ne l'ébranlent point actuellement, elle agit P^r ses propres forces. Elle jette le trouble ' dans toutes les wées de Tàme par les fantômes qu'elle produit, et quelquefois ^ fantômes sont si agréables ou si terribles, si vifs et si ani- ^^ qu'ils mettent en fureur* les passions par la violence des "^^^ïivements qu'ils excitent. Mais j'appréhende que quelques P^'^nnes ne conçoivent pas clairement ces vérités, il faut que J6 les explique plus distinctement.

J-Ooe les passions, il est vrai. (1684.)

*• Var. Elle produit par elle-mêmo. (1684.)

-" Var. Elle jette môme quelquefois le trouble. (16Si.

*• Vw. Et met en fureur. (168-i.,

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