PREMIÈRE PARTIE.— DE LA VERTU
' XXm. Tous les hommes reconnaissenl assez bien le dérégleffieotde la concupiscence charnelle. Ils s'en défient, ils en ont !■ QQelque horreur, ils évitent en partie ce qui peut Tirriter. Mais 8 y en a très peu qui fassent une sérieuse réflexion sur la con- «iplscence de Torgueil, et qui appréhendent de la réveiller et de l'augmenter. Chacun s'abandonne indiscrètement dans le Mfflfflerce du monde et s'embarque sans crainte sur cette mer ongeose, comme l'appelle saint Augustin. On se laisse condoire à Fesprit qui y règne, on aspire à la grandeur, on court i la gloire. Car le moyen de demeurer immobile au milieu de fie torrent de gens qui nous environnent et qui nous insultent sUsnous laissent derrière eux? Enfin on se fait un nom, mais QQDom qui rend d'autant plus esclave, qu'on a fait plus d'effiffts pour le mériter : un nom qui nous lie étroitement aux eréatares et qui nous sépare du Créateur : un nom illustre dans l'estime des hommes, mais un nom d'orgueil que Dieu confondra K
!• On peut comparer ces dernières pages aux chapitres consacrés à 1 orgueil, pirBomnet, dans son Traité de la concupiscence.