‹ Traité de morale de MalebrancheChapitre 127 sur 235 · Var. Tâche · texte numérisé non relu

Var. Tâche

2- Var. Des mêmes nerf», qui se distribuent dans les membres. (1684.) ^' Var. La trace du l^ien répandant... (1684.)

la commanication qu'il a par leur moyen avec les aatres parties da corps.

V. Ainsi le corps de l'homme est une machine admiraM, composée d'une inûnité de canaux el de réservoirs qui ont tous ensemble des rapports infinis. Et le jeu merveilleui de ^ celte machine dépend uniquement du cours des esprits, qai est déiermioé différemment par les ressorts qui se débandent et les ouvertures qui se lâchent et se resserrent par l'action des objets sur les sens, et par le mouvement de la partie principale du cerveau : mouvement qui dépend en partie de la volonté, et en partie du cours des esprits, excité par les traces de l'imagination et de la mémoire.

VI. Mais ce qu'il faut ici principalement remarquer, c*est que le cours des esprits dans les nerfs qui répondent a^xn viscères, et qui fait monter le sang dans la tête pour fournir les esprits nécessaires, afin de disposer les dehors du corps par rapport à l'objet présent, agit avec choix, et ne fournit au cerveau que les humeurs propres à conserver la. trace qui ei^cite la passion. Ou, si on le veut, car il n'importe, le saD^et les humeurs qui montent à la tête se séparent de manière, qae ce qui est propre à former les esprits convenables à la passion qui domine, y demeure, et que le reste retourne par la circalalion aux lieux dont il a été tiré. Or ces esprits étant formés, ils sont d'abord déterminés vers la trace, cause primitive de tous ces remuements, pour l'entretenir, et réveiller môme toutes les . traces accessoires capables de la fortifier *. Et c'est encore de cette trace et. des traces accessoires que ces nouveaux esprits reçoivent leur direction, et sont déterminés comme les premiers en deux épanchements, l'un pour le dehors * et l'autre pooj le dedans du corps. Car, tant que la passion dure, il se fait sans cesse cette circulation admirable des esprits et du sang» qui fait jouer la machine par rapport à l'objet présent aaxsens ou à l'imagination *, avec une justesse et un ordre merveilleux.

VII. De là on peut voir que les passions, qui sont très sagement établies par rapport à leur fin, savoir la conservation de la santé et de la vie, l'union de l'homme avec la femme, la sO'

1. Premiers linéaments d'une théorie mécanique de l'association des idées.

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