‹ Traité de morale de MalebrancheChapitre 133 sur 235 · CHAPITRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIÈME

[«M devoirs envers Dieu se doivent rapporter à ses altribiib, à sa pnidsaïice, à sa sagesse, à son amour. Dieu seul est cause véritable de toutes choses. Devoirs que nous devons rendre à sa puissance, qui consistent principalement en des jugements clairs et dans des mouvements réglés par ces jugements.

1. L'ordre immuable et nécessaire demande (jue la ciéaiion dépende da Créateur, que toute expression se rapporte ù son modèle, et que l'homme fait à l'image de Dieu, vive soumis à Dieu, uni à Dieu, semblable à Dieu en toutes les manières possibles; soumis à sa puissance, uni à sa sagesse, parfaitement semblable à lai dans tous les mouvements de son cœur. Soyez parfaits, disait 3ésus-Christ à ses disciples, comme votre pire céleste est Iporfait. Estote ergo vos perfecti, sicut et Fater vester cœlestis P^fectus est \ Il est vrai que nous ne serons véritablement semblables à Dieu, que lorsque absorbés dans la contemplation ^e son essence, nous serons tout 2 pénétrés de ses lumières et de ses plaisirs. Mais c'est à cela que nous devons tendre. C'est ^cela que la foi nous donne droit d'espérer; c'est à cela qu'elle ïious conduit ; c'est ce qu'elle commence à faire par la réforination intérieure que la grâce de Jésus-Christ opère en nous. Car la foi nous conduit à Tintelligence de la vérité et nous mé- '^^ la charité. Or, l'intelligence et la charité sont les deux traits essentiels qui réforment les esprits sur celui qui se dit

]' Cette citation était en marge dans l'édition de 1684, avec le renvoi ù S. Ma- Itueu, V, 48.

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