‹ Traité de morale de MalebrancheChapitre 142 sur 235 · DEUXIÈME PARTIE. — DES DEVOIRS · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. — DES DEVOIRS

, effort que Dieu nous fait sentir pour punir notre t nous faire mériter ses dons : cet effort, dis-je, sensible , nous persuade comme celui que nous faisons pour îs membres de notre corps, que nous sommes l'iiuteur aissances qui accompagnent nos désirs. Car comme n de Dieu en nous * n*a rien de sensible, et que nous itiment intérieur de notre propre atteniion; nous recette même atteniion comme la cause véritable des ef- 'accompagnent ou qui la suivent avec une lidéliié in-

parla même raison que nous attribuons à nos volonssance de mouvoir les corps, et aux objets les qualités dont nous sommes touchés à leur occasion.

i\ qui par le mouvement de son corps, s'approche ou

des objets sensibles, se sentant lui-même frappé par qu'il choque, croit bien qu'il est la cause du transport ropre corps, mais du moins ne croil-il pas donner eux qui Tenvlronnent. Mais celui, qui par l'applicaiion prit, quitte, pour ainsi dire, le corps et s'nnit uni(|uei Raison, il s'imagine tirer de son propre fonds les vél contemple. Il croît donner Têire aux idées qu'il déit former pour ainsi dire de sa propre substance le Qtelligible dans lequel il se perd. Comme les choses t alors ne le touchent point ou ne frappent point ses imagine qu'elles n'ont point hors de lui de réalité vé- ^ar chacun juge de la réalité des êtres, comme de la es corps, par l'impression qu'ils font sur les sens, rtainement l'homme n'est point à lui-môme sa sagesse, re. Il y a une Raison universelle qui éclaire tous les une substance intelligible commune à toutes les intel-

substance immuable, nécessaire, éternelle. Tous les L contemplent sans s'empêcher les uns les autres : tous lent sans se nuire les uns aux autres : tous s'en nour- ;ans rien diminuer de son abondance. Elle se donne à tout entière à chacun d'eux. Car tous les esprits peur ainsi dire embrasser une môme idée dans un même différents lieux, tous la posséder également, tous la ou en être pénétrés.

eux hommes ne peuvent pas se nourrir d'un môme ibrasser le même corps et, s'ils sont éloignés; entendre

.es deux mots : on nous, n'ôla'onl pas dans l'^dilion do 1684.

IM TRJLlTl DI HOB&Ll.

U mâme voix, ni même sODrent regarder les inèiiieB <it^ Tontes les créatnres sont des fitres panîenliers, qni ne peaT Aire un bien général et commun. Ceax qni ponëdent ces H particnliers, en prirent les antres, H par ]k les Irritent et font des ennemis na des envienx *. Hais la tlaison est un t comman, qni unit d'nne amitié par&ite et durable ceox qni possèdent Car c*est un bien qui ne se divise point par la p session, qui ne 5*enrerme point dans on espace, qni ne n o rompt point par l'usage. La vérité est indiri^ble, immeil éternelle, immuable, fncormptible : Kum^yam mareeteU «9I tia, înBxtlnguibiU ett bimen flffus, dit l'Ecr-lRira.

VIII. Or cette sagesse commune et Immuable, ceUe Rib universelle, c'est la sagesse de Dieu même, celle par laqMlle pour laquelle nous sommes faits. Car Dieu nous a oéés pu puissance pour nous anir à «a sagesse, et par elle nens b cet honneur de pouvoir lier avec lai ane société étenwi avoir commanion de pensées et de désirs, et par là lui dem semblables autant qn'en est capable une eréatnre. In K fn neiu lapientia omnia innovât, dit le sage, et p«r naUontt t»S mai lanetat le trantfert, amicùt Dti tt Vrophetat eontUM '. 1 minem enim dUi^t Dmtt, nittram qui cum sufrfnffa AoUtot*. sagesse, quoique immuable en elle-mSme, renouvelle \M choses. C'est elle qui nous rend amis de Diea : parce qw DI n'aime que celai qui habile avec la sagesse. Car esHn M n'avons de sociéiâ avec Inl que par son Fils, son Verbe, laB son universelle des intelligences, incarnée dans le lempi rendue visible pour éclairer des esprits grossiers et chanH et les conduire par leurs sens, parune autorité sensible, jnsf l'inlelligence de la vérité S mais toujours Baison, toojoani Kesse, toujours lumière et vérité. Car celui (|nj renooeet Raison universelle, renonce à l'auteur de la foi, qui est la R son même rendue sensible et proportionnée à la taiblesw < hommes, qui n'écoulent que leurssens. Rien sans doute s' plus conforme à la Raison que ce que la foi nous enulgi plus on y pense, plus on s'en convainc, pourvu que la toi c duise toutes les démarches de l'esprit, et que l'imaginatian

1 . N'y nurait-il pa* lï unn rémbi»eence de i> Ihéorin de Hobben, penk-im B S. Sap. vii,ï3,S8.'(M.)

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