‹ Traité de morale de MalebrancheChapitre 149 sur 235 · Var. Cap il dépend · texte numérisé non relu

Var. Cap il dépend

*• Comparez plus haut Ire partie, i, 18. « Faisant cet honnour h la Rnison de la croire sur parole et de se consolpr sur ses promessps. >i

ces pn Fuies: Justus meus ex fi Je vivit '. Dieu est certaitiemenl jii>te et lidèle : il nous donnera tout le bonheur que nousaarûns iiiériiô: notre patience ne sera point infructueuse. Mai: qu»'liiue ^Tanil «jue S4iit noire disir et notre application à lare rhi*rrhe de notre honheur, il ne sera ' point canse que Dici umus en fasse jouir, sans l'avoir mérité. Ce désir excessif nnu en rendra peui-èire indij^nes •, selon ces paroles admirables il Jêsiis-Christ : S* '^l'^i/unn veut me suivre ^ î/m'ï/ renonce à lui m'HiK, '^n'il se t'h'ir'je fie s^i croix ft vienne avec moi,cnrceh •///< .N'e » fudra smtvtr ,%*»» pTilra ; et celui qui se perdi^a pour l'amoi '/' wji»/\ st" snuvrra *.

I\. Or, cette contra rit'ié \\u\ se trouve maintenant enli nnîp» honheur et notre perfection, vient de l'union de IVspr et du corps, qui sVst clianjîée en dépendance, en punition (1 pérhé. r,ar c»* sont les ébranlements involontaires des libres i la partie principale du cerveau qui sont les causes occasior nellrs de nns sentiments a jrréables OU pénibles, et par cuns< qm'nt de nt»tre bonheur ou de notre malheur présent ^. Lecori auquj'l nous sommes unis n'a pas les mômes intérêts que KaKim. Il a ses besoins particuliers: il les demande avec hai leur, f'i il maltraiie lame qui les lui refuse. Et la raisons rouira in' ne fait (jue des menaces et des reproches, qui ne so ]»(ji»ii ni si vifs, ni si pressants que le plaisir et que la doulei actuelle. Ainsi, il faut se résoudre généreusement à être ma lnMirenx en celle vie pour conserver sa perfeci ion et sajaslici vi s:u-ri;ier si»n corps, ou plutôt son bonheur actuel, pourd nuMirer iiiséparableuieiit uni à la raison, et soumis à la Loi H Niut'i cimleul de l'avanl-jroût des vrais biens et ferme dai l'espérance que celle même hd Divine, celte même Raison i^ camée, sacriliée, jrli»riliée dans notre nature, ou noire nain eu elle, saura bien nous rendre tout ce que nous aurons per» pour lui obéir.

X. O principe ^ que notre volonté, ou le mouvement nal rel et nécessaire de noire amour n'est qu'une impression coi nuelle de l'amour de Dieu, qui nous unit à sa puissance p^

1. Ih'h. x. :îS. Nofo in.iririujilo Ao y\.\ *i. V.ii". Ccl-i ne ^i»i;i. l()Si.) :» V;ir. I'i'iil-."tri' un jmir indijrnos. il(>Si.1

\. Matli. xvi. l'î. Cost lt> toxf»» lafin qui ôtnil rifô dnns l't'dilion «lo l<>.Si. .'). \;ir. Ut' iii>tr«' hnnluMii" «mi do nnlr»* ^Ti.-ilhoiir. (lOSi.ti. \':ii'. llt'IU' pt'i'('i»|iliMii t'|;iiiv. (KiSi.i

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