‹ Traité de morale de MalebrancheChapitre 156 sur 235 · Var. Dans ses devoirs · texte numérisé non relu

Var. Dans ses devoirs

3' Var. La fin de ce paragraphe, depuis la phrase : Cependant il faut l'avouer, ^ OQ le reconnaît assez..., n'était pas dans l'édition de 1684.

IW TBAITÉ Dl HOBALI.

les hommes, éunt composés d'esprit et de corps, Tinnlt eux en sdciété. élevés dans an infime ealle extérieur de : gion, et liés par là à certaines cérémonies, se iranvent obli| aae iBUDilé de deroirs partieoliers, mais qni se rapportai nécessairement à eenx qne je riens de marquer en géi Tous ces devoirs soal arbitraires, dn moins dam lear prii mais le* devoirs qiiritaeb sont par enx-mèmes absolameo cessaires. On penl se dispenser des deTcnre extérienra, ml ne pent jamais se dispenser des antres. Ils dépendent 4*111 inviolable, de l'Ordre immuable et nécessaire. Les devoirs rieurs ne sanciiHent pinot par enx-mAmes ceini qni les t Uien : ils ne reçoivent learmériie et lenr prix qoe des it spîrilnels qni les accompagnent. Hais tons les mouveom rime r^léssnr des jngemanis véritables honorent direcU et par enx-mémes les periieetions divines.

Vil. C'est par exemple an devoir arbitraire dansBonpri qne d'entrer la tête nue dans une Église. Hais entrer en II senude Dieu sans respect et sans quelque raouvemenid lîgîon, ce n'eu point nn devoir arbitraire, c'esl un d essentiel. Celui qui pour qnelqae raison particulière ne pi découvrir, peut assister eoavert au sacriHce: les femmei dispensées de ce devoir : et pourvu' que l'on sache qoe ce point mépris, mais besoin. Il ne Taul point ordinairemei dispense. Il n'y a qne ceux qni ont l'esprit faux, que les < ques ou les faibles, qui y puissent trouver i redire. Hais sonne ne peut assister au sacrifice, et se dispenser d'f ol Dieu le sacrifice de l'esprit et du cœur, des louanges t mouvements qui honorent Dien. Celui qui se prosterne an de:- aiiit:ls, bien loin de mériter, bien loin d'honorer Diei eu devoir extérieur, commet nn crime énorme, si par aciion il ne tend qu'à s'attirer l'estime du monde. Mats qui, bien qu'immobile au dehors, est agité au dedans pai mouvements conformes à ce que la Foi et la Raison nom prennent des attributs divins, rend honneur à Dieu, s'appi de lui et s'unit à lui, se conformant à la loi immuable pai mouvements réglés, qui laissent après eux une habilud une disposition de charité; il se purilie et se sanciifle vi blement. Mais la Religion de bien des gens n'est point e tueile; ils ne s'arrêtent souvent qu'à l'extérieur qui les fi et qui les détermine à faire par imitation ce qu'ils n'ont ] desseiu de faire.

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