‹ Traité de morale de MalebrancheChapitre 167 sur 235 · yaand nous ne les saluons pas, eux. nos amis · texte numérisé non relu

yaand nous ne les saluons pas, eux. nos amis

."{. •< Lorsque nous considérons quelque chose comme partie de nous-mt'inP' que nous nous considérons comme partie de celle chose, nous jugeons que notre bien d'y «*tre unis : nous avons do l'amour pour elle, et cet amour est « tant pins prand que la chose à laquelle nous nous considérons comme unis paraît une partie plus considérable du tout que nous composons avec elle. * rherche de la vérité, liv. V. chap. v.) Voyez aussi même ouvrage, liv. IV, ch. xi

DBUXIÈMB PARTIE. — DBS DEVOIRS. 105

nis ou dej( personnes qui n'ont aacan lustre, on excède dans mêmes devoirs à l'égard de ses amis ou des personnes qui it relevées par leur naissance, leurs richesses, ou quelque ;re qualité éclatante. Le cerveau est construit de manière, ir le bien de chaque particulier et pour celui de la sociétt'*, r rapport à la vie présente, que le corps prend machinaient un air d*estime et de respect pour tout ce qui part de nos lis et de ceux qui sont en état de nous faire du bien. L'esle qu'on fait des personnes se répand sur tout ce qui les rerde. Dives loctUus est y dit TEcriture, et omnes tacuerunty et 'bum iUius usque ad nubes perducent; pauper 4ocutns est, et witf quis est hic *? Notre machine est montée sur ce lon-ln. nx luths d'accord rendent un même son. Lorsqu'ils sont en Isence, on ne peut toucher l'un sans ébranler l'autre. Nos lis sont aussi d'accord avec nous; qui touche Tun, ébranle Qtre. Ceux dont nous avons intérêt de posséder les bonnes àces, ont toujours raison : ils nous ébranlent et nous les ébranis. Ils nous trompent, et nous les trompons par une espèce contre-coup, sans qu'ils y prennent garde, ni nous non plus, îst la machine qui joue son jeu. Or le corps ne parle que nrle corps, c'est à quoi on ne peut trop prendre garde. Car pinion ou ta contagion de l'imagination est le principe le 08 fécond des erreurs et des désordres qui ravagent le monde rélien '. Il faut à tous moments rentrer en soi-même, pour nfronter ce que les hommes disent avec les réponses de la >rité intérieure. Il faut consulter la raison qui met chaque tose en son rang, et qui ne confond point l'estime qu'on doit IX personnes, avec le mépris qu'on doit avoir pour les soiiis qu'ils avancent. L'approbation qu'on donne aux folles penses de ses amis les conlirme dans Jeurs erreurs; et le respect l'on marque pour tout ce qui part des personnes de qualité, Qr enfle tellement le courage *, qu'ils s'attribuent une espèce infaillibilité et le droit de dire et de faire tout ce qu'il leur

* Voyez dans La Bruyère les portraits du riche et du pauvre.

2. Voyez la Recherche de la vérité, liv. I[I, IV et V, et particulièrement le ch. m

i livre V.

Dans Rome où je naquis, ce malheureux visagp

D'un chevalier romain captiva le courage,

^Pauline, dans Polyeucte.

^ mot. est pris à chaque instant dans ce mAme sens, par Corneille et par Mo-

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