‹ Traité de morale de MalebrancheChapitre 174 sur 235 · DEUXIÈME PARTIE. - DES DEVOIRS · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. - DES DEVOIRS

tii pour se faire un établissement dans la ville, hasarde * celui 11*11 possède en Jésus-Christ dans le ciel? Puis-je par nies ODseiis et par mes amis s favoriser son ambition, et le mettre, oiqai manque de cette fermeté d'esprit et de cette intrépidité HÔeessaire aux gouvernements subalternes, le mettre, dis-je, laDsnne situation qui fait peur à toutes les personnes éclairées? Un ami tremble pour son ami, lorsqu'il le voit au milieu les dangers. Une mère s*effraye, lorsqu'elle voit son enfant g;rifflper sur des lieux élevés. £t moi, je ne craindrais point pour un parent, pour un cher ami en Jésus-Christ que je vois BQTironné de tous côtés de précipices eiTroyables. et qui veut encore monter dans un lieu où la tète tourne à ceux (lui Tout la plQS forte.

VIII. La vie présente se doit rapporter à celle qui suit, et qui ne sera suivie d'aucune autre : et la société que nous formons Maintenant n'est durable, que parce que c'est le commencexneni de celle qui n'aura jamais de fin. C'est pour cette seconde société que la première est établie : c'est pour mériter le ciel que nous vivons sur la terre. Je répète souvent cette vérité, parce qu'il faut s'en bien convaincre. Il faut la graver profondéntentdans sa mémoire. Il faut la repasser sans cesse dans son ^pril, de crainte que l'action continuelle des objets sensibles ûe nous en fasse perdre le souvenir. Si nous en sommes bien convaincus, si n^us en faisons la règle de nos jugements et de nos désirs, nous ne trouverons point si mauvais qu'on ne nous procui'e point des biens que nous n'estimerons guère. Nous ïio suivrons point une conduite, qui ne lend^ qu'à nous rendre heureux sur la terre et avant le temps de la récompense. Nous suivrons celle qui nous conduit où nous devons tendre, à celte perfection qui nous rend agréables aux yeux de Dieu et dignes de fe avec lui une société éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur.

|X. Mais comme les hommes n'ont qu'une faible et abstraite |<iéede la grandeur des biens futurs, ils y pensent rarement, et jjsy pensent sans mouvement. Car il n'y a que les idées sensibles qui ébranlent Tàme; il n'y a que la présence du bien ou ^u mal qui la touche, et qui la mette en mouvement. Et au contraire comme l'imaffination et les sens sont incessamment et

^* Var. Qui se fait un établissement dans la ville et hasarde. (1684 et 1697.) ^* C'est bien ce qu'on lit dans les Irois cflilions. N'csl-ce pas une faute d'i Pi^lon, pour avis ?

*• Var. Qui ne Ta. (1684.;

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