‹ Traité de morale de MalebrancheChapitre 179 sur 235 · DEUXIÈME PARTIE.- DES DEVOIRS · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE.- DES DEVOIRS

, encore un coup que Iiîs S.uivcrains aient dnilt d'iisiT sans ^n de leur autorité. Dieu mùme n'a pas ce droit misérable : ist essentiellement juste, et la Raison universelle est sa loi riolable. Mais Tabus de Tautorité ecclésiastique est plus crinel devant Dieu, que celui de l'autorité royale : non seulemt parce qu'il y a une différence infinie entre les biens spiuels et les temporels, mais encore parce que la puissance clésiastique, qui a^it avec hauteur, dément le caractère l'elle porte de Jésus-Christ, toujours Raison, et Raison bumie, et proportionnée à la capacité des hommes pour leur insiction et pour leur salut,

V. La fin de rétablisssenient de ces deux puissances est fort lérente. La puissance civile est pour cons(»rv(T les sociétés riles. La puissance ecclésiasticiue est pour établir et conserr la société céleste, qui se commence sur la lerre et <|ui ne lira jamais. Le devoir du Prince regarde la paix de l'Etat, la icftédes peuples ^ : celui de l'Evoque, la paix de l'Eglise de âos-Christ. Le Prince doit conserver et augmenter les biens icessaires à la vie temporelle. L'Ëvêque doit par sa prédicam et par ses exemples, éclairer les peuples, et comme Mistre de Jésus-Christ répandre par les Sacrements la grâce inrieure dans les membres de l'Eglise, et communiquer ainsi la d de Tesprit à ceux qui sont soumis à sa conduite. En un mot puissance du Prince est pour le temporel de ses sujets : celle • TEvôque pour le spirituel de ses enfants.

Yl. Cela supposé pour le premier principe, il faut recevoir mr le second, que comme Dieu est le maître absolu de toutes loses, ses ordres donnent droit à tous les moyens nécessaires raisonnables de les exécuter. Un valet qui reçoit ordre de •n maître de porter promptement à son ami quelques nouilles de conséquence, n'a pas droit, pour exécuter cet ordre, î prendre le cheval de son voisin, parce que son maître luilême n'a pas ce droit. Mais comme Dieu est le Seigneur absolu e toutes choses, lorsqu'il dit à vSaint Pierre : Pascc oves mms^ Q qu'il ordonne au Roi de conserver ses sujets on paix, il onne (autant que l'Ordre le permet, car l'Ordre est une loi Qviolable *•;) il donne dis-je à ces deux puissances souveraines in droit absolu sur toutes les choses qui sont nécessaires pour

|- Var. Le devoir du Prince ne regarde que la paix de l'Ktnf. (ir»S4.) *• Cette parenlhèise n'éfnit. pas dnir» l'oditinn de 1684. •

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