DEUXIÈME PARTIE.- DES DEVOIRS
itonne et qui prosterne les imaginations faibles : et per- § qu'il est que ce qui nous appartient n'est pas nous, et que andeur de l'àrae ne peut subsister avec Tinjusiice et Tabus
puissance , il ne trouve rien de plus difforme qu'une àme
et méprisable logée dans un bâtiment élevé et que tout mde admire. Et soit qu'il se trouve * obligé lui-même par lalité et par la coutume à se rendre tout éclatant auK yeux utres, soit qu'il considère les vrais ornements dont les rilàchent de couvrir leur misérable morlaliié, il sent tou-
sa faiblesse et celle des autres : il se resserre et s'anéani lui-même, et ne mesure les grands que sur le mérite qu'il rque en eux.
. Mais, outre qu'il y a très peu de ces philosophes, quelphilosophe qu'on soit, on se laisse toujours surprendre à •ression sensible et aux mouvements imprévus de Tima- Lion qui se révolte; et la vanité dont l'honmie est tout »li favorise de telle manière les jugements naturels qui se ent en nous, sans nous, touchant les grandeurs humaines, 1 a toujours jugé et qu'on jugera éternellement de l'estime n doit avoir pour les personnes, par le train, par la macence, la splendeur qui les environne. Or ce sont ces jugeis, que chacun prononce en faveur des personnes de quaou qui en ont l'apparence, que chacun, dis-je, prononce .coup plus vivement et décisivemont par son air soumis et Qanières respectueuses, que par ses paroles, qui inspirent ueiiaux hommes, et lesentête de leur grandeur. C'est cela les accoutume à mépriser la vertu et la Raison dans ceux sont au-dessous d'eux, et à estimer sans discernement tout Qi reçoit du relief et de l'éclat par la qualité des personnes.
cela qui fait qu'un seigneur brutal regarde ses vassaux me des hommes d'une espèce méprisable , et que des servià écoutent leur maître comme la vertu et la RaiSon incar- C'est cela enfin qui fait que les supérieurs ne rendent point Qx qui leur sont soumis les devoirs qui sont dus à leur ire , et que les inférieurs se font un mérite d'aller contre oi divine pour exécuter les commancements qu'on leur
'. La nature humaine étant égale dans tous les hommes ite pour la Raison, il n'y a que le mérite qui devrait nous
*^ar. Qu'il se croie. ^684.;
•j:ri TRAITÉ DE MORALE.
«listin^Mior cl la Haison nous conduire. Mais le p^ché ay laissi" la coruMipiscence dans ceux i\u'\ l'ont commis el d li'iirs di.*sc('ii(Iants, les hommes, quoique naturell^meni i • .::iii\. nnt n*ssi'' lU' former entre eux une sc»ciélê d'égalilé ; l:i'' nu* m»' loi, la Haisun. La force, ou la loi des Lruies, < •iiii a iir-fiTi' au li'iu l'empire d«'s animaux, est devenue la i tnv>s<> parmi It-s hummes; et l'ambition des uns et la néc^' -l's ;i ::r'< a nhlliri'* tous les peuples à abandonner pour* '!iv 1)1.': I, Itnir Hoi naturel et lé^nlime, et la Haisou univerà ; ■ ir I «i :riviolabb», pour choisir des protecteurs visibles. pii-iM-rii I .ir la foivi* b'S défendre contre une force en ne I". 's; i Ml* le jw'fhé i|ui a introduit dans le monde la dilîér J'N .j :;ù t,s .«u dfS Ci)ndilions * : car le péché ou la conçu
••• '^ :'jt»">''»*. «''est unen»>cessité qu'il y ait de ces dilTérenc
1 1 Hi.-i ri nii'-m- le veut ainsi, parct* que la force est une ; . .: ■ t lanuvr ct-ux qui nt* suivent plus la Raison '. E î* ■ ". v\'-iw a aiqirouvé ivs dilfèri'nces comme il est évii :-.i:- .> <;i nlî'S Kcritures.
V M -.il s la n»Ti*>siir' di?s reiiit-des marque la «grandeur
.1 \. tMi .i'tii les nt'::li^'er, lorsqu'on n'en a nul besoin
- :' r-: l'usai:»' qu'on doit faire de la ftuve, n'est fondé
N ■■ ». iN -r-.jijr/ n.Avssiîé uù unus sommes réduits par le
1' ^ :•. • :; ■.i'i:iv.»n> luus [i "ur la Raison. Ainsi il ne faut pas
■ \ M- :.l lîr-'it dr» r.>m:iianil«T el tb' j-iiijer des dilférends
. ■ :•• C'- droit, nii'ils a[»[>réliî'n.lent [ilulôt de profa
^-.r.K'' vn la faisant servir à leurs passions. Rien r
- ^ .v":"'. ri 'Il n'fsl plus ilivin. Le T.»ul-Puissant, le Seign
:• '. ■■: U'^'itime b-s lr.iit<*ra cotnme eux, puissances sut
■ . :-'-, a ur. «ni trait»'; b*urs suj«'ts. Ils sont amovibles (!(/««/«
■ i 1 '.N \ pens«'nt saiisri'ssc. Dieu jiiMit les di-pouiller de leur
.M.;.', N i,< ne tr.'ivailb'iit ptn'nt ii faire n'«rner la Raison. El
. Ih'i. I. \l\. I . w iNiili- iii.ir;;iii;t;i lît» M. ■. - lî»' cuiiiliiiiin-i, <:iiii I M;ii>. 1rs i|,irr>rfni'f'''i t\%} f'nut^tions. (\n^ •! •'( il/Mi'i 1 ;i l'iiii'i.-iimii m-Miii' \r jrnin ^^viiorin'iiî. I*»* n'psi '
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