‹ Traité de morale de MalebrancheChapitre 198 sur 235 · Î.S TRAITÉ DE MORALE · texte numérisé non relu

Î.S TRAITÉ DE MORALE

iniMits et les mouvements dont il est agité par rapport à noi XI. Ainsi, pour bien persuader aux hommes qu'ils ont (j noipi estime et dans notre amitié le rang qu'ils souhaiten faut véritablt'inent les estimer et les aimer. Aussi bien y s< iiit's-nous oljii;;és. 11 faut en leur présence exciter en nous iiiiiuvem«'nts qui se fassent naturellement sentir à pux l'air qu'ils rt''|»andront sur notre visage: et lors;{ue nuire ii mnalion est froide sur leur sujet, parce qu'effectivement I luiTile nous paraît fort inédiocre, il faut nous représenter qi (|nes motifs (|in nous ébranlent, ou du moins faire en sorte i lis lionunes puissent attribuer ii la froideur de notre temp< nient ce froiil «{ui les rebute, ces manières peu honnêtes et ; ;:a;:naiites que nous avons en leur présence. Surtout, pren bien )iiiuU'. à ne point forcer notre air, pour en prendre un se diMiieiile «q ne puisse se soutenir, à cause qu'il ne peutn liMiifiit s'accorder avec les dispositions actuelles de notre prit. Hien n'est plus sensible ni plus choquant. 11 vaut nii( .se taire que de louer les gens de cet air traître et tlatteur, < nr trahit et ne, llatle que les stupides et les insensibles. La C nie et la Ueligion peuvent suffire pour arrêter les mouveme naturels de la machine : car la (Charité et la Religion foun v'iit assf'Z de justes motifs pour honorer et aimer sincèrenii t.s hoiinnes et nous inépristT nous-mêmes *.

\ll. Mais outre la i>arule et les manières, nous avons les s

\>.,'. ivcis qui sont les nian|iu's les plus sûres et les pluseo

\ : ;i*-.uii«'s (le l'estinje et de rainilié. C'est aussi par eux q

. »li'\ons faire des auïis, et éprouver ceux que nous ave

. M.iis. connue de tous les devoirs ceux-ci sont les plus i

■s. nous ne devons pas toujours croire que celui quiinanq

.;is iiw rendre, manque pour nous d'amitié. Car, ond

. \.-- iin'il y a des personnes naturellement si faibles,

».inies. si retenues, en un inot^ si difliciles à remm

i.Mil ri«in ou presque rien poar leurs amis. Ma

• •!i ils rien pour eux-mêmes *. C'est à quoi il fa

'\ iiis|iir«' pas toujours la hoiitô, l'équilé. la coiiipl.iisam'e. '••in- ilu niM.iis l»'««a|n»;in'n(ri*>rf fait iiaraifnM'ho i ni»î a» »leh .- ■u'tTM'iirt'iiionl. » (La Hruyôre. l'ii. JJe la société et de lac

i ,iiini)ar(M' av«M', Nicul»', JJes iri oy eus de conserver hi P' . , • iMi parliciilMM- la l""* partie. cIi. xv.

.,'s lioiniii«*«* «'l qurlli* «lélicatcsae de touolie dans !'«''*

Page 1