‹ Traité de morale de MalebrancheChapitre 25 sur 235 · Var. Intelligible, notait pas dans l'édition de fc · texte numérisé non relu

Var. Intelligible, notait pas dans l'édition de fc

G. Voyez sur celte question la 4e des Méditatir/m^tâ^ittmm^ ■■ les passages saivants :

« 7. Les rapports de grandeur sont entre !«• »•«» 4» " — ■ comme entre l'idée d'une loi.so et l'idée d'an pied- l ^î^nt r^,"* v entre les idées des êtres ou dos manières d'être r* •- -

le corps et l'esprit, entre la rondeur et le pl»««'-

VU. De là il est évident qa*il y a du vrai ^ et da faux, da juste et de Vinjûste, et cela à l'égard de toutes les inielligences : que ce qui est vrai à Tégard de rhomme est vrai à l'égard de TAnge, et à l'égard de Dieu même : que ce qui est injustice oa dérèglement à l'égard de l'homme est aussi tel à l'égard de Dieu même. Car tous les esprits contemplant la même substance intelligible, y découvrent nécessairement les mêmes rapports de grandeur^ ou les mêmes vérités spéculatives. Ils y découvrent aussi les mêmes vérités de pratique, les mêmes lois, le même ordre, lorsqu'ils voient les rapports de perfection qui sont enlre les êtres intelligibles que renferme cette même substance da Verbe ; substance * qui seule est l'objet immédiat de toutes nos connaissances.

VIII. Je dis, lorsqu'ils voient les rapports de perfection ou de grandeur, et non lorsqu'ils en jugent : Car la vérité seule ou les rapports réels se voient y et l'on ne doit juger que de ce que l'on voit. Lorsqu'on juge avant que de voir, ou de plus de choses qu'on n'en voit, on se trompe; ou du moins on juge mal, quoiqu'il arrive par hasard qu'on ne se trompe pas. Car juger des choses par hasard, aussi bien que par passion ou par intérêt, c'est en mal juger, puisque ce n'est pas en juger par évidence et par lumière. C'est en juger par soi-même, et non par la JRatson, ou selon les lois de la Raison universelle, Raison dis-je seule supérieure aux esprits, et qui seule a droit de prononcer sur les jugements qu'ils forment '.

IX. Comme l'esprit de l'homme est fini, il ne voit pas tous les rapports qu'ont entre eux les objets de ses connaissances. Il peut donc se tromper en jugeant des rapports qu'il ne voit pas. Mais, s'il ne jugeait précisément que de ce quHl voit, ce que sans doute il peut faire, certainement quoiqd^sprit fini, quoiqu'ignorant, quoique sujet à l'erreur par sa nature, il ne se tromperait jamais '*. Car ce ne serait pas tant lui que la raison uni-

» 8. Les rapporta de grandeur sont des vérités toutes pures, abstraites, métaphysiques ; et les rapports de perfection sont des vérités et en même temps des lois immuables et nécessaires ; ce sont les règles inviolables de tous les mouvements de l'esprit. Ainsi ces vérités sont l'ordre que Dieu même consulte dans toutes ses opérations. »

1. « Los vérités ne sont que des rapports, mais des rapports réels et intelligibles. » {Ibid.)

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