Var. Kt «lu'il n'oxaiu-tTa. .UîSî
:i. Kufyi'ln's. moim.' (l'un nionastrro d») Constant inoplc (ve sièrle), par ave Imiii* 11' n«'sliirianisin«' Mjui niait que dans la douhlo nature »le Jôsus-Clirist il union sul)stantiell'' rnlre la nature liuniaino cl la nature divine) ne voulu iiuiltrc eu Jésus-Cliri>t qu'une s<;ule nature. Il prétendit qu'aprt's l'Incarnation au moins, la nature humaine de Jésus avait clé comme absorbée par sa di^ d(j uirnuî qu'une goutte de miel, tombant dans la mer, ne périrait pas, mais engloutie, il fut condamné par le concile de Chalcédoine.
n'ils savent nos besoins lorsque nous les invoquons ; et que, omme ils sont en grâce avec Dieu et unis à Jésus-Christ leur ihef, ils peuvent le solliciter par leurs prières et par leurs dém à nous délivrer de nos misères. Gela paraît môme inconleslable par l'exemple de saint Paul et de tous les Saints, qui se sont toujours recommandés aux prières les uns des autres. Car enfin si les Saints sur la terre, remplis encore d'imperfection, peuvent par leurs prières être utiles à leurs amis, je ne vois pas qu'il y ait de bonnes raisons pour ôter aux Saints ce pouvoir. Ce qu'il faut seulement observer, c'est qu'ils ne sont point causes occasionnelles de la grâce intérieure : car cette puissance n'a été donnée qu'à Jésus-Christ comme Architecte du Temple Etemel, Chef de l'Eglise, Médiateur nécessaire , en un mot, cause particulière ou occasionnelle ^ des vrais biens.
YI. Ainsi on peut prier la sainte Vierge, les Anges et les Saints, qu'ils sollicitent pour nous la charité de Jésus-Christ. Apparemment il y a de certains temps de faveur pour chacjue Saint, comme les jours auxquels l'Eglise solennise leurs fôies. U se peut même faire qu'ils aient en qualité de causes occasion- «icitej, le pouvoir de produire ces effets que nous appelons miraealeux , parce que ^ nous n'en connaissons pas la cause, et que Dieu ne fait pas toujours par des volontés particulières : tels que sont la guérison des maladies, l'abondance des moissons, ou d'autres changements extraordinaires dans l'arrangement des corps, substances inférieures aux esprits, et sur lesquelles il semble que l'Ordre demande, ou du moins permette, qu'ils aient quelque pouvoir, pour récompenser ou plutôt pour îaire admirer leur vertu, et la faire embrasser aux autres hom- Bues^ Mais quoique cela ne soit pas certain * à l'égard des Saints, je crois que cela est indubitable à l'égard des Anges. Cette vérité est de si grande conséquence pour plusieurs raisons, que je crois la devoir expliquer en peu de mots par * la conduite que ^ieu a tenue pour l'exécution de ses desseins.
VU. Dieu ne pouvant agir que pour sa gloire, et n'en trou-
*• Var. Dislribulive. (1684 et 1697.) • ' ^ Var. A cause que. (1684.)
3. On sait que Malebranche s'efforce le plus qu'il peut de diminuer le nombre cl I [™portancede8 miracles ou de les ramener à des effets élernellement prérus do vo- "*^ générales.
J- Var. Tout à fait certain. (1684.)
5Var..Dan9. (1684.)
iOO TRAITÉ DE MORALE.
vant qu'en Jésus-Christ une digne de lui, il a cerlainement tout fait par rapport à son Fils. Celte vérité est si claire, qu'il n'est pas possible d'en douter, lorsqu'on y fait quelque ré-, flexion. Car quel rapport entre l'actioq de Dieu et son ouvrage, si l'on sépare cet ouvrage de Jésus-Christ qui le sanctifie* ? Quel rapport entre un monde profane, qui n'a rien de divin, et Taction de Dieu toute divine, en un mot, entre le fini et l'infîni? ; Et peut-on concevoir que Dieu, qui ne peut agir que par sa volonté, que par l'amour qu'il se porte à lui-même, puisse agir pour ne rien faire qui soit digne de lui , puisse agir pour faire ■[ un monde qui n'ait point de rapport à lui ou qui ne point l'action par laquelle il est produit.
VIII. Apparemment donc les Anges immédiatement aprèslear ' création, étonnés de se voir sans Chef, sans Jésus-Christ, et ne pouvant justifier le dessein de Dieu de les avoir créés, les méchants crurent valoir quelque chose par rapport à Dieu, et l'orgueil les perdit. Ou, supposé, ce qui parait plus vraisemblable, que le Verbe Eternel, pour justifier dans leur esprit la sagesse de la conduite de Dieu, leur eût appris qu'il avait dessein de former l'homme et de s'unir aux deux substances, es- rj prit et corps, qui le composent, pour sanctifier en lui tout l'ouvrage de Dieu qui n'est aussi composé que de ces deux genres d'êtres ; les méchants s'opposèrent à ce dessein, et ne voulurent point adorer Jésus-Christ, ni se soumettre à celui qu'ils croyaient leur être égal ou môme inférieur par sa nature, quelque relevée qu'elle dût être par l'union hypostatique *. Alors il se û^ deux partis opposés dans l'ouvrage de Dieu, saint Michel et ses Anges, Satan et ses ministres, principes des deux cités éternelles, Jérusalem et Babylone.
IX ^. Il est certain que Dieu a donné aux Anges pouvoir ^^^
1. Voyez le 9« et dernier Entretien sur la métaphysique. (Note marginale d^ ''
2. Les théologiens désignent par là l'union substantielle et personnelle de 19- " ture humaine et de la nature divine dans la personne du Verbe.
3. Vap. Dans l'édition de 1684, le commencement de ce chapitre étjiit ain»* digé : Les anges ayant donc pouvoir sur les corps, ou par le droit de leur na^*^^^ à cause qu'il semble que l'ordre demande que les êtres supérieurs agissent ceux qui sont au-dessous d'eux ; ou plutôt par le décret que Dieu avait formé d*^ cuter par eux, comme causes occasionnelles de certains effets, ses propres dess^^ construire la cité sainte, la Jérusalem céleste, son grand ouvrage, dont les A^^ sont ministres, sous le sage et unique architecte, Jésus-Christ Notre-Seigneur^^ Ion les saintes Écritures; et faire ainsi paraître la puissance de son Fils bien-a.* ; ?i qui il fallait des ennemis à combattre et à vaincre : laquelle puissance n'a jatT* éclaté davantage, que lorsqu'il a détrôné le prince rebelle qui avait assujetti à ^