‹ Traité de moraleChapitre 134 sur 233 · ar. Uo loiilps les parties de noire iHre · texte numérisé non relu

ar. Uo loiilps les parties de noire iHre

2. Var. J'entnnds le iiinuvouHMil do l'Amo- C( dos ospi'ils raii?ô ji.ir iino (•irnilalinii .•niilimiftllo. (168V)

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toutes les parties qui le composent. Cela mérite d'être expliqué plus au lonp- à cause des cousé(iuences qu'il en faut tirer.

III. Les passions sont des mouvements de l'âme (jui accompagnent celui des esprits et du sang, et qui produisent, dans le corps, par la construction de la machine, toutes les dispositions nécessaires pour euiretenir la cause qui les a fait naiire. A la vue d'un objet (|ui éhranle l'ànie, supposons que cet objet soit un bien, il se fait deux cours ou deux épanchements d'esprits animaux du cerveau dans les autres parties du corps. Les uns se répandent ou tendent à se répandre dans les membres exti'neurs, les pieds, les bras, et si les pieds ei les bras sont hors de service, dans les poumons et les organes de la voix, afin de nous disposer et ceux (|ui sont avec nous à nous unir à cet objet. L'autre partie des esprits s'insinue dans les nerfs qui répondent au cn^ur, aux poumons, au foie et aux autres viscères, pour proportionner la fermentaiion et le cours du sang et des humeurs par rapport au bien présent. De sorte que la trace (lue la présence du bien ou rimaginaiion forme dans le cerveau, et (jui détermine ces deux épanchements d'esprits, est entretenue par les nouveaux espriis que ce second épanchement hâte * de fournir au cerveau, par les secousses réitérées et violentes dont ils ébranlent les nerfs qui environnent les vaisseaux oîi sont les humeurs et le sang, matière dont les esprits se forment sans cesse.

IV. Comme tout doit être plein d'esprits, depuis le cerveau, origine des nerfs, jusqu'aux extrémités des mêmes nerfs et que - la trace du bien répand ^ avec force les esprits dans toutes les parties du corps, pour leur donner un mouvement violent et extraordinaire, ou leur faire prendre une posture forcée; il est nécessaire que le sang- monte à la tète promptemenl et abondamment, par l'action des nerfs qui environnent, serrent ou lâchent les vaisseaux qui le contiennent. Autrement le cerveau ne répandant point assez d'esprits dans les membres du corps, on ne pourrait pas conserver longtemps l'air, la posture et le mouvement nécessaire à l'acquisition du bien et à la fuite du mal. On tomberait môme en défaillance : car cela arrive toujours, lorsque le cerveau manque d'esprits, et que se rompt

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