‹ Traité de moraleChapitre 135 sur 233 · V,iv I.a traee du bien i-épanrianf · texte numérisé non relu

V,iv I.a traee du bien i-épanrianf

la communication qu'il a par leur moyen avec les autres parties du corps.

V. Ainsi le corps de l'homme est une machine admirable, composée d'une infinité de canaux et de réservoirs qui ont tous ensemble des rapports infinis. Et le jeu merveilleux de celte machine dépend uniquement du cours des esprits, qui est déterminé différemment par les ressorts qui se débandent et les ouvertures qui se hachent et se resserrent par l'action des objets sur les sens, et par le mouvement de la partie principale du cerveau : mouvement qui dépend en partie de la volonté, et en partie du cours des esprits, excité par les traces de Timagination et de la mémoire.

VI. Mais ce qu'il faut ici principalement remarquer, c'est que le cours des esprits dans les nerfs qui répondent aux viscères, et qui fait monter le sang dans la lête pour fournir les esprits nécessaires, afin de disposer les dehors du corps par rapport à l'objet présent, agit avec choix, et ne fournit au cerveau que les humeurs propres à conserver la trace qui excite la passion. Ou, si on le veut, car il n'importe, le sang et les humeurs qui montent à la tête se séparent de manière, que ce qui est propre à former les esprits convenables à la passion qui domine, y demeure, et que le reste retourne par la circulation aux lieux dont il a été tiré. Or ces esprits étant formés, ils sont d'abord déterminés vers la trace, cause primitive de tous ces remuements, pour l'entretenir, et réveiller même toutes les traces accessoires capables de la fortifier K Et c'est encore de cette trace et des traces accessoires que ces nouveaux esprits reçoivent leur direction, et sont déterminés comme les premiers en deux épanchements, l'un pour le dehors ^ et l'autre pour le dedans du corps. Car, tant que la passion dure, il se fait sans cesse celle circulation admirable des esprits et du sang, qui fait jouer la machine par rapport à l'objet présent aux sens ou il l'imagination *, avec une justesse et un ordre merveilleux.

Vif. De là on peut voir que les passions, qui sont très sagement établies par rapport à leur Un, savoir la conservation do la santé et de la vie, l'union de l'homme avec la femme, la so-

1. Premiers linéaments d'une théorie mécanique do l'associaliun dos idées.

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