‹ Traité de moraleChapitre 139 sur 233 · I. v;ir. lps. aasi · texte numérisé non relu

I. v;ir. lps. aasi

fiance et avec humilité de celui qui est venu nous délivrer par la force de sa grâce de ce corps de mort ou de cette loi de la chair qui se révolte à tous moments contre la loi de l'esprit. Car la Raison toute seule et tous les moyens que la Philosophie fournit ne peuvent sans l'influence du second Adam nous délivrer de l'influence maligne du premier, ainsi que j'ai déjà dit tant de fois, et que je ne crains point de répéter, parce que je n'appréhende point qu'on y pense trop.

XHl. Voilà en général tout ce qui regarde la première partie de cet essai de Morale. D'abord j'ai fait voir que la vertu consiste précisément dans l'amour habituel et dominant de Vordrc immuable. Ensuite j'ai parlé des deux qualités principales qui sont nécessaires à l'acquisition de la vertu; savoir de la forer et de la liberté de l'esprit. Après cela j'ai fait connaître les causes occasionnelles de la lumière et des sentiments, sans lesquels on ne peut acquérir ni conserver l'amour de l'Ordre. Et enfin, j'ai expliijué les causes occasionnelles de certains sentiments contraires à ceux de la grâce, et qui en diminuent l'efficace, afin qu'on les évitât. Ainsi je ne pense pas avoir rien oublié de ce qui est nécessaire en général pour acquérir et pour conserver la vertu. Je viens donc à la seconde partie, qui doit être non des vertus, mais des devoirs de la vertu. Car je ne reconnais qu'une seule et unique vertu, qui rende solidement vertueux ceux qui la possèdent; savoir l'amour dominant * de l'ordre immuable.

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