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DEUXIEME l'AUTlE.— UES UEVUlHS. I io
(lu'uiie action lai soit conforme. La première, (|u'i)ii examine, autant (|u'on en est capable, l'action en elle-même et ses circonstances. La seconde, ([aon siisi)ende son conseuiement, jus- ([u'à ce que l'éviclence l'emporte, ou l'exécution jus(|u'à ce (|ae la uécessiié l'oblige à ne pas diU'érer davantage. La troisième, ([u'on obéisse promptemeni, (îxaclemeiii, iiiviolablement à l'ordre connu. La fin-ce de l'esprit doit faire porter courageusement le travail de l'attention. La UUrlù de 1 esprit doit arrêter et régler sagement le désir du consentement. La sonmi»sion de l'esprit duil faire suivre pas à pas la lumière, sans jamais ni la prévenir ni s'en écarter *. Et c'est l'umour de l'Ordve (|ui doit animer ces trois puissances, par lesquelles, quoique caché dans le fond du conir, il se fait paraître aux yeux du monde et sanctitie devant Dieu toutes nos démarches.
V. Mais, comme il n'est pas possible qu'un homme, qui ne serait pas instruit dans la morale, put dans des rencontres imprévues reconnaître l'Ordre de ses devoirs, (juehjue force et (jueliiue liberté d'esprit qu'il eût; il est nécessaire de prévenir ces - occasions, où le temps ne permet pas de rien examiner, et par une sage prévoyance s'instruire en général de ses devoirs, ou des principes incontestables sur lesquels on doit régler sa conduite dans les occasions particulières. Cette étude de ses devoirs doit sans doute être préférée à toutes les autres. Sa tin, sa récompense, c'est l'éternité. Et celui qui s'applique aux langues, aux mathématiques, aux affaires, au liau d'étudier les règles générales de sa conduite, ressemble à un voyageur insensé qui s'amuse ou s'égare, et que la nuit surprendra' : mais une nuit éternelle qui le privera pour jiimais du séjour de sa patrie, le rempliia d'un immortel désespoir, et le laissera exposé à la colère terrible de l'Agneau, au pouvoir des démons, ou plutôt il la justice d'un Dieu vengeur.
I En lisant ce passage on se reporte naturellemenl aux piopositions de Hesoartes : « Ma seconde maxime était dVtre le plus ferme et le plus résolu eu mes actions, que je pourrais... Les actions de la vie ne souffrant souvent aucun délai... Éviter soigneusement la précipitationet la préveution... » \Discours de la méthode.