P-. XVII. 21. (Noie iiiargiualo de M
2. Vai". Le damné coimail que Dieu seul eu est la cause : le iiécheui- le croit. 1684.) L'éditioD de 1697 ne eontieut pas uou plus : ou du inoius il Tappiélieude.
ceux qui espèrent de trouver en lui leur bonheur, les pécheurs, qui par la foi en Jésus-Christ ont espérance de retour et de j,Tcàce, peuvent par le désir invincible de leur bonheur, aimer et craindre Dieu. C'est là l'état où nous sommes réduits en cette vie.
VII. Or, alin que l'amour naturel que Dieu imprime sans cesse en nous, demeure amour et ne se change point en haine: afin que l'amour du bonheur nous rende heureux, qu'il nous porte et nous unisse à Dieu, au lieu de nous en séparer : en un mot alin que Dieu soit ou demeure bien à notre égard, et ne devienne point un mal, il faut que notre amour soit toujours conforme ou semblable ii Tamour Divin ; il faut que nous aimions la perfection, aussi bien que la félicité! Il faut que nous demeurions unis à la sagesse de Dieu, aussi bien qu'à sa puissance. Car Dieu en créant l'homme, lui a donné, dans l'amour du bien, et par l'impression de l'amour qu'il se porte à lui-même, comme deux amours, celui de la félicité et celui de la perfection. Par l'amour de la félicité il l'a uni à sa puissance, qui seule peut le rendre heureux: et par l'amour de la perfection il l'a uni à sa sagesse, qui seule le peut rendre parfait et (|ui doit le conduire ' comme sa loi inviolable. Dieu est pour ainsi dire, divinement animé de ces deux amours, ils sont inséparables en lui, et ils ne peuvent se séparer en nous, sans nous perdre entièrement. Car la puissance de Dieu est sage et juste: sa Sagesse est toute-puissante; et celui qui prétend conserver en lui l'amour de sa félicité sans celui de sa perfection, s'unir à la puissance pour être heureux, sans se former sur la sagesse pour être parfait, corrompt cet amour de la félicité qui ne servira ^ qu'à le rendre éternellement malheureux. Car l'amour de Dieu sur toutes choses en tant que puissant, en tant ({ue cause unique de notre félicité, n'est pas précisément ce qui nous justifie. C'est l'amour de Dieu, en tant que vérité et justice, c'est l'amour de l'ordre immuable, l'amour de la loi Divine. On ne peut plaire à Dieu, si l'on ne veut, si l'on n'aime ce qu'il veut et ce qu'il aime. L'ordre immuable qui est la Loi de toutes les volontés Divines, doit donc être aussi la nôtre ^.
1. Viir. A sa .sagesse, qui seule doit le coinliiiie... (10S4.)
2. Var. El celui qui prétend conserver en lui l'amour de la félicité, saus celui de la perfection, l'amour de la sagesse, de la justice, de l'ordre immuable; ccl amour de la félicité ne servira... (16S4.)
3. Var. Les quatre dernières phrases, depuis les mots : Car l'amour de Dieu sur toutes choses..., n'étaient pas dans l'édition de 1684.