‹ Traité de moraleChapitre 17 sur 233 · Var. Et jiar cdiiséqueiit plus ainjahles. (lOSi · texte numérisé non relu

Var. Et jiar cdiiséqueiit plus ainjahles. (lOSi

7. Voyez, la U» di;s Méditations chrétiennes qui a pour litre : On peut coimailrc quelque chose des desseins de Dieu eu cousullaut la souveraine raison.

l'UEMlEUE l'AUTlE.— DE LA VEllTU. :«

inliniment parfait se peut concevoir toute seule. Les créatures supposent donc en Dieu dos décrets libres qui leur donnent l'ôlre '. Ainsi, le Verbe précisément - en tant (\ae Raison universelle des esprits ne renfermant point leur existence, on ne peut, en le contemplant, s'assurer de ce que Dieu fait. Mais supposé que Dieu agisse, je puis savoir quelque chose de la manière dont il ayit, et massurer qu'il n'agit point de telle et de telle manière '. Car ce. qui règle sa manière d'agir, sa Loi inviolable, c'est le Verbe, la Sagesse Eternelle, la Raison* qui me rend raisonnable, et que je puis en partie contenjpler selon mes désirs.

\l. En supposant que l'homme soit raisonnable, certainement on ne peut lui contester qu'il sache quelque chose de ce que Dieu pense, et de la manière dont Dieu agit. Car en contemplant la substance intelligible ^ du Verbe, qui seule me rend raisonnable, et tout ce qu'il y a d'intelligences, je vois clairement les rapports de (jiundeur, qui sont entre les idées intelligibles qu'il renferme ; et ces rapports sont les mêmes vérités éternelles que Dieu voit. Car Dieu voit aussi bien que moi, que "2 fois 2 font 4, et que les triangles qui ont même base et qui sont entre mêmes parallèles sont égaux. Je puis aussi découvrir, du moins confusément, les rapports de perfection, qui sont l'Ordre immuable que Dieu consulte quand il agit : Ordre qui doit aussi régler l'estime et l'amour de toutes les intelligences^.

1. " Par volonté lu-uliquo, j'entends un déciot, ou une volonté exécutrice d'un dessein arrêté, qui suppose en Dieu la connaissance et le choix des manières d'agir les plus dignes fie lui. » (Traité de la nature et de la grâce, dernière édition. Rotterdam, 1703, p. 306.) Toutes choses, suivant Malebranche, ne supposent pas également de tels décrets. Par exemple, contrairement à. l'opinion de Descartes, les vérités et les lois éternelles ne dépendent pas de la volonté de Dieu. (8« et 10» Éclaircissements de la Recherche de la vérité.) C'est uniquement la création des êtres soumis à ces lois qui en dépend. Cette distinction se retrouve très largement développée dans Leibniz. (Cf. plus bas m"me livre, ch. xx.)

2- Var. Le mot : précisément, n'est pas dans Tédition de 1684, pas plus que les mois qui vont suivre : en tant que raison universelle des esprits.

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