‹ Traité de moraleChapitre 170 sur 233 · Vav. Et exiger... il68'i et 1697. i · texte numérisé non relu

Vav. Et exiger... il68'i et 1697. i

pas contents. Srri;/, dit saint Paul, ohr dite fer omnia Dominis carnalibiis, non ad ociilum servientea, quasi hominibus placentes, sed in simplicAtate cordis, timentes Deum. C'esl Dien (ju'il faut craindre dans Tobéissance qu'on rend aux hommes. Timentes Deum. Il continue, Quodcumque facitia, ex animo operumini sicut l)ominri et non hominibus. Il faut rendre service avec alTection, comme à Dieu qui connaît les cœurs, et non k des hommes : ;i Dieu, qui a la puissance de nous récompenser, et non à des hommes, dont toutes les volontés sont par elles-mêmes inefticaces. Scientes, continne-t-il, qiiod a Domino arrjpiaiis retributionem hœreditatis. Domino Ckristo servite, Servez le Seif;rneur Jésus-Christ et ne vous rendez pas les esclaves des hommes. Vous avez été rachetés d'un grand prix. Pretio redempti estis, noiite fteri servi hominumK

-MI. Comme il y a une étroite union entre l'âme et le corps, et un rapport mutuel entre les mouvements de l'une et l'autre de ces deux substances, il est très difficile de s'approcher, par le mouvement de son corps, d'un objet, cause occasionnelle du plaisir, ssns s'y unir par l^ mouvement de son amour, comme s'il en était la cause véritable. De mt^'Uie il est difficile que l'imaginaiion, éblouie par l'éclnt qui environne les "rands, s'abatte et se prosterne devant eux, sans que l'âme elle-même suive ce mouvement, ou du moins sans qu'elle s'abaisse. L'âme efTectivement doit alors se prosterner : mais c'est devant la puissance du Dieu invisible, qu'elle dnit honorer dans son Prince où elle réside visiblement.

XIII. L'âme qui se sent en quelque manière heureuse par le plaisir dont elle jouit, lorsque le corps se nourrit d'un fruit délicieux, ddit alors aimer; mais aiuier Dieu seul, qui agit en elle, et qui seul peut agir en elle. Mais nos sens, révoltés par le péché, nous troublent l'esprit : ils nous retirent insolemment de la présence de Dieu, et ne nous occupent que de cette matière ineflicace que nous tenons entre nos mains, et (|ue nous broyons sous nos dents. Ils nous forcent à cri)ire que ce fruit contient et répand la saveur agréable qui nous réjouit. Car -, comme la puissance d(i Dieu ni» parait point :i nos yeux, nous ne voyons rien que ce fruit à quoi nous puissions attribuer la can^e de notre fiMicité i)assagère '\ Nos .sens ne nous sont don-

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