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son ami ou même à son prince, sans blesser la charité qu'on doit avoir en Jésiis-Chrisl pour un élran;,'er : on sera cause de sa damnalion '. A (iiioi se délerminer dansées rencontres, et dans une inlinilé de semblables? Rien n'est plus clair selon le principe que j'ai posé. Car tout ce quia rapport à l'inlini, devenant inlini lui-même par ce rapport, il ne faut avoir nul égard aux droits de l'amitié ou de la société passagère, lorsqu'il s'agit de la société éternelle.
XXIU. Néanmoins il faut prendre garde qu'en préférant l'avantage spirituel à toute autre chose, on n'olîense point injustement ses amis. Car il faut toujouis rendre jusiice. avant que d'exercer la charité-. Il n'est p;is permis de dérober pour marier une tille dont on appréhende la perte. La grâce de Jésus-Christ peut remédier à ces désordres s. Il ne faut pas donner à son ami sujet de rompre avec nous, en man(iuant aux devoirs auxquels il a droit de s'attendre, et blesser sa conscience pour guérir celle d'un autre. Il faut que la prudence règle les devoirs de charité, et tacher de prévoir les suites de nos actions. Mais il me semble pouvoir dire en général, qu'il n'y a pouit de principe plus sûr et plus étendu que celui-là, d'avoir toujours égard aux droits de société éternelle, lorsqu'ils sont mêlés avec les autres, ce qui arrive presque toujours.