‹ Traité de moraleChapitre 183 sur 233 · nr. Alix II ('•rilO';. (IfiS'i · texte numérisé non relu

nr. Alix II ('•rilO';. (IfiS'i

nF.rXlKMR PARTIR. — DRS ORVOinS. -,'09

fait iiailii'. (l'osl im ticvnir dt^ jiislicc, (|tii' de n-iulrt! li- rcsped t'i If trilml à ctniK il (jui Dieu a donné pouvoir sur nous. Qu'ils soient ou ne soient pas fj;ens de bien, ni même clirrliens ; (ju'ils abusent ou n'abusent pas de nos contributions, eela n'importe. La Maison en est que c'est Dieu (ju'on lionore dans leur personne, parce (jue tout honneur est relatif, et ne doit s'arrêter ((u'à celui qui possède véritablement la puissance. Ainsi, on commet une injustice contre son prince, lorsiju'on refuse de lui rendre les respects qui lui sont dus, et c'est une tlésobéissance formelle au Rui des Rois, que de refuser de se soumettre et de donner des marques sensibles de la soumission à ceux (ju'il a établis pour tenir sa place dans le monde. Les premiers chrétiens ont rendu aux empereurs romains, qui même persécutaient cruellement Jésus-Christ dans ses membres, tout le resp'Ct, toute la soumission, tout l'honneur relatif qui était diï à leur puissance pariicipée : sachant bien que l'honneur n'est proprement dû qu'à Diini, et ne se rapporte qu'à lui .selon ces paroles de saint Paul : Rcyi saeculorum immortali et invisibili, SoU Deo honor et gloria * ; sachant bien que les devoirs de respect ne doivent puiiit se proportiimner à 1 utilité de l'Eglise, ou plutôt (ju'ils s'y doivent rapporter, puisque c'est là le grand ou plutôt l'uni(iue dessein de Dieu, mais que cela ne se fait jamais mieux, que lorsque les chrétiens les rendent avec toute l'exactitude possible, parce qu'en elTei c'est là le moyen que les souverains, toujours jaloux de leur gloire et de leur autorité, favorisent les chrétiens plutôt <iue les autres sociétés de leur empire. Mais il faut expliiiuer plus au long nos devoirs par rapport aux dilTérentes conditions de la société (jue nous formons avec les hommes.

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