‹ Traité de moraleChapitre 184 sur 233 · CHAP[TRE NEUVIEME · texte numérisé non relu

CHAP[TRE NEUVIEME

Des devoirs dus aux souverains. Deux puissances souveraines. Leur différence. Droits naturels de ces deux puissances. Droits de concession. De l'obéissance des sujets.

I. Tous les devoirs qu'on doit rendre aux puiss<ances participées se réduisent en général aux devoirs de respect et aux devoirs d'obéissance. Les devoirs de respect dépendent des lois et des coutumes observées dans l'État; ils consistent en certaines marques sensibles et extérieures de la soumission que l'esprit rend à Dieu en la personne des supérieurs. Ces devoirs sont différents selon les circonstances des lieux et des temps. Quelquefois on se prosterne devant le souverain : quelquefois on se met un genou en terre ou tout à fait à genoux ; souvent on ne fait que se baisser profondément, et demeurer découvert; et quelquefois même on demeure couvert en sa présence, sans perdre le respect qui lui est dû. Ce ne sont là que des cérémonies arbitraires et qui sont réglées par l'usage.

IL Mais ce qui est essentiel à la morale, c'est que l'esprit lui-même doit être dans le respect en la présence du prince, image de la puissance véritable : et cela à proportion que le prince exerce actuellement l'autorité • qu'il a reçue, ou qu'il se revêt, pour ainsi dire, de la puissance et de la majesté de Dieu. Car on doit plus de respect au Roi séant en son lit de justice, qu'il lui-même dans mille autres circonstances; à l'évêque faisant les fonctions épiscopales, qu'en toute autre rencontre.

1. Qu'il est, snivfin) le lanpr.'ijïo fin droit onntempornin. >• dans l'exeirioe de ses fonctions. >.

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