Var. Opposées
3. Dans les États non monarchiques, les représentants de la puissance civile varient, selon les constitutions et les usages. Il est clair que Malebranche ne songe pas à les exclure, et que Texemple qu'il tire du « Prince », n'est pas. comme on dit. limitatif.
seul ', non plus que TEvrijup, sou .•uilmiii'i sur les antres hoinuies;et l'un ei l'aiilre, n'eu doivent user (jue couime Dieu luèiiie, par rapport à l'Ordre iniuiuable, la Raison universelle, la loi inviolable de toutes les intelligences, et de Dieu nu^me. Ije Prince néanmoins a une puissance plus absolue que TEvèque. Il a l'autorité de faire des lois, et il n'y est point soumis ^. Il peut agir avec empii'e, sans rendre raison de sa conduite 'à personne : parce (|u'il semble qu'il ait plus de rapport à Dieu, comme puissance, (jue comme Raison : à Dieu revêtu de gloire et de majesté, qu'à un Dieu fait homme et semblable à nous : à Jésur-Christ dans sa gloire, qu'à Jésus-Christ humilié sur la terre et revêtu de notre bassesse et de nos inlirmités. Mais l'Evoque a plus de rapport à Dieu, comme Sagesse, comme Raison incarnée et revêtue de nos faiblesses, qu'à Dieu connue puissance absolue et indépendante: à Jésus-Christ sur la terre, conversant familièrement avec les hommes, qu'à Jésus-Christ glorieux et établi Souverain Seigneur de toutes les nations du monde. Vous savez ^dit Jésus-Christ à ses Apôtres, que les Rois de la terre agissent en maîtres , et que tes grands traitent les autres avec empire *. Qiiihï'en soit pas de même parmi vous. Le Fils de l'homme ri est pas venu pour être servi, mais pour rendre service et répandre son sang pour le salut des hommes. Ce n'est
1. Malebranche enleiid par là; 1'^ qu'il ne la tient pasderaiitorilc ecclésiastique, du Pape; 2" qu'il ne la tient pas non plus du peuple qu'il gouverne. Quant à la distinction de la nécessité absolue d'une puissance publique et de ]a délégation de cette puissance à tels ou tels représentants, sous certaines formes et conditions dctenninces, Malebranche ne semble pas l'avoir faite.
2. Il est inutile de relever ces tliéories, communes à Malebranche, à Bossucf, à presque tous les écrivains du xvii' siècle.