‹ Traité de moraleChapitre 193 sur 233 · Var. Le plus de tempêtes. (16S · texte numérisé non relu

Var. Le plus de tempêtes. (16S

2. Et principalement de ceux que Malcliranehe traitait si dédaigneusement lout à l'heure.

3. .\u chapitre v, dit une note marginale de l'édition de 1684.

4. [1 n'importe pas seulement de « suivre des principes abstraits ><. mais de s'accoutumer à saisir dans sa complexité et son harmonie le concret des choses humaines.

5. C'est pour cela que la rhétorique a été détinie la dialeclique des vraisemblances.

et pour toujours. Les sciences de mémoire inspirent aussi naturellement de l'orgueil; car l'càme se grossit et s'étend, pour ainsi dire, par la multitude des faits dont on a la tôte pleine •. Et quoique l'esprit ne soit alors rempli que de vide ou de choses assez inutiles, de la situation des corps, de la suite des temps, des actions et des opinions des hommes, il s'imagine avoir autant d'étendue, de durée, de réalité que les objets de la science. Il se répand dans toutes les parties du monde; il remonte jusqu'aux siècles passés; et au lieu de penser à ce qu'il est lui-même dans le temps présent, et à ce qu'il sera dans l'éternité, il s'oublie et son propre pays, pour se perdre dans un monde imaginaire, dans des histoires composées de réalilés (|ui ne sont plus, et de chimères qui ne furent jamais.

XIV. Ce n'est pas qu'il faille mépriser l'histoire par exemple, et n'étudier jamais que des sciences solides, qui par elles-mêmes perfectionnent l'esprit et règlent le cieur. Mais c'est qu'il faut étudier les sciences dans leur rang. On peut étudier l'histoire krsqu'on se connaît soi-même, sa religion, ses devoirs; lors- (lu'on a l'esprit formé, et que par là on est en état de discerner, du moins en partie, la vérité de l'histoire des imaginations de l'historien. Il faut étudier les langues : mais c'est lorsqu'on est assez philosophe, pour savoir ce que c'est qu'une langue, lorsqu'on sait bien celle de son pays, lorsque le désir de savoir les sentiments des anciens nous inspire (;elui de savoir leur langage; parce qu'alors on apprend en un an ce qu'on ne peut sans ce désir apprendre en dix. Il faut être homme, chrétien, Français, avant que d'être grammairien, poète, historien, étranger. H ne faut pas même être géomètre pour se remplir la tête des propriétés des lignes , mais pour donner à son esprit la force, l'étendue, la perfection dont il est capable. En un mot, il faut commencer ses études par les sciences les plus nécessaires, ou par celles (|ui peuvent le plus contribuer à la perfection de l'esprit et du cceur. Celui qui sait seulement distinguer l'âme du corps, et qui ne confond nullement ses pensées et ses désirs avec les divers mouvements de sa machine, est par ta connaissance de cette seule vérité, plus solidement savant, et plus en état de le devenir, que celui qui sait les histoires, les coutumes, les langues de tous les peuples, mais d'ailleurs si

1. Cfci r;ip|ielli' l'afilifiiMsinp de Moulaigiio. i|Li'il vaiil inieuv avoir l.'i trie Itieii faite que bi(M] plcim'.

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