‹ Traité de moraleChapitre 37 sur 233 · CHAPITRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME

L'amour de l'Ordre ne diffère poiut de la charité. Deux amours, l'un d'unioQ, l'autre de bieuveillance. Celui-là n'est dû qu'à la puissance, qu'à Dieu seul : celui-ci doit être proportionné au mérite personnel, comme nos devoirs au mérite relatif. L'amour-propre éclairé n'est point contraire à l'amour d'union. L'amour de l'Ordre est commun à tous les hommes. Espèces d'amour de l'Ordre, naturel, libre, actuel, habituel '. Il n'y a maintenant que celui qui est libre, habituel et dominant qui nous justifie 2. Ainsi la vertu ne consiste que dans l'amour libre, habituel et dominant de l'Ordre immuable.

Quoique je n'aie point exprimé la principale des vertus ou la vertu mère par le nom authenU(]ue doCharité, il ne faut pas croire que je prétende proposer aux hommes d'autre vertu que celle que Jésus-Christ a canonisée ^ par ces paroles : Toute la loi et les Prophètes dépendent de ces devx commandements : Vous aimerez LE Seigneur votre Dieu de tout votre coeur, et de toutes

vos FORCES, ET VOTRE PROCHAIN COMME VOUS-MÊME " ; Ct dOUt

saint Paul a fait l'éloge dans ce chapitre admirable de la première Épître aux Corinthiens, qui commence ainsi ^ : Quand je parlerais toutes les langues, et même le langage des Anges, si je n'avais point la Charité, je ne serais que comme de l'airain sonnant ou une cymbale retentissante. On parle diversement selon les personnes. L'Écriture, qui est faite pour tout le inonde, n'ex-

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