‹ Traité de moraleChapitre 7 sur 233 · XIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XIV INTRODUCTION

qu'ils n'ont été jusqu'ici, je crois que c'est dans la médecine qu'on doit le chercher '. »

C'est ainsi qu'en donnant une méthode « pour bien conduire sa raison et chercher la vérité dans les sciences, » Descartes a cru donner du même coup une morale; car selon lui, cette méthode donne à la pensée : 1° le moyen de se conduire elle-même infailliblement par ses idées claires et distinctes; 2" le moyen de gouverner par la science la nature physique, en vue de l'amélioration du sort de l'humanité ; 3° le moyen de rendre l'homme plus habile et plus sage par la connaissance et la pratique de la médecine.

Énoncés en quelques phrases très courtes, ces résultats n'attirèrent pas beaucoup l'attention : il est probable que ce qui fut pris au sérieux par tout le monde, c'est la déclaration par laquelle Descartes proteste que les Rois et les prophètes ont seuls qualité pour entreprendre de rien réformer dans la morale. Aussi quand Leibniz entreprit -de ramener le droit naturel, le droit politique, le droit des gens et la morale à des principes communs puisés dans la philosophie, son premier travail fut-il de combattre les théories négatives qui, séparant ces sciences losunes desautres, leur enlevaient par là même toute force

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