Var. Ou niuijiiiic. (1084 cl 1G'J
2. « La liaison poiiimiiiulc plus impéi-iousi'incnt qu'un maîti'e. » (PascaL) C'e.st, bien ce ([ui; fuisaicnl tous lus Hors chi'cticiis ric cette éiioque vijroureuse ; toute l'histoire de Port-Hoyal le prouve assez éloquemment.
l'Hli.MIÉllE l'AKTlli. — UE LA VERTU. 01
tout esprit lini, il peut se délivrer de l'erreur 'et du péché qui rendent riioiiime digne de mépris et sujet à la peine.
IV. Cerlaint'iiuMit si l'on faisait toujours usage de sa liberté autant (ju'oa le }jcut, on ne consentirait jamais qu'à révidence, qui seule ne trompe point, ainsi (|ue je l'ai prouvé ailleurs, et qui seule aussi oblige la volonté à consentir. C.ar lorsque l'esprit voit clair, il ne peut pas douter qu'il ne voie : lorsque l'esprit a examiné tout ce qu'il y avait à examiner pour découvrir les rapports ou les vérités (ju'il cbercbe, il est nécessaire qu'il se repose -etiju'il cesse ses rechercbes. De même à l'égard du péché, celui qui n'aime que ce (ju'il reconnaît évidemment pour vrai bien, que ce qu'il ne peut point s'empêcher d'aimer, n'est point déréglé dans son amour. Il n'aime (lueDieu^ car il n'y a que Dieu qu'on ne puisse sans remords s'empêcher d'aimer. Il n'y a (|ue lui qu'on reconnaisse clairement et évidemment pour le vrai bien, pour la cause véritable du bonheur, pour l'être inliniment parfait, pour un objet capable de contenter l'àme, qui, étant faite pour le bien universel *, peut suspendre le consentement de son amour à l'égard de ce qui ne renferme pas tous les biens, ou de tout ce qui peut limiter son bonheur ^.
V. La force et la liberté de l'esprit sont donc deux vertus, qu'on peut appeler générales, ou cardinales, pour me servir du mot ordinaire. Car, commeon ne doit jamais ni aimer, ni agir, sans y avoir bien pensé, il faut à tous moments faire usage de la force et de la liberté de son esprit. Et ces deux vertus, de la manière dont je les considère, ne sont point des facultés naturelles, communes à tous les hommes : rien n'est plus rare, et personne ne les possède parfaitement. Je sais bien que l'homme est naturellement capable de quelque travail d'esprit, mais il n'a pas pour cela l'esprit fort. L'homme peut aussi suspendre son consentement, mais il n'a pas pour cela naturellement l'esprit libre de la manière dont je l'entends. La force et la liberté d'esprit dont je parle, sont des vertus qui s'acquièrent par l'u-