‹ Traité de moraleChapitre 99 sur 233 · Var. Ou · texte numérisé non relu

Var. Ou

4. Var. Pour recevoir par ce sacrement ce que... (1684 et 1697).

5. Var. C'est la mome chose, rien n'est plus facile à comprendrp. '1084 )

nous détourne invinciblement du mal. Nous ne pouvons point nous empêcher de souhaiter d'être heureux, et par conséquent de n'être point malheureux. Ainsi la crainte de l'enfer ou l'espérance du paradis sont deux motifs égaux, aussi bons l'un que l'autre : si ce n'est que celui de la crainte a cet avantage sur l'autre, que c'est le plus vif, le plus fort, le plus efficace; parce qu'ordinairement, toutes choses égales, on craint plus la douleur qu'on ne souhaite les plaisirs. Chacun peut sur cela se consulter soi-même. Et qu'on ne dise pas que la récompense éternelle renferme la vue de Dieu, et que c'est par cette raisonlà que l'espérance de la récompense est un bon motif : car il en est de même de la crainte. L'enfer de son côté exclut la vue de Dieu, et la crainte de ne point posséder Dieu est la même chose que le désir ou l'espérance de le posséder. Ainsi, soit qu'on compare la douleur au plaisir, Dieu perdu avec Dieu possédé, la crainte est aussi bonne que le désir ou l'espérance. Mais de plus la crainte des peines éternelles a cet avantage qu'elle est propre à réveiller les plus assoupis et les plus stupides; et c'est pour cela que l'Ecriture et les Pères "e servent ;i tout moment de ce motif *. Car enfin on devrait y prendre garde, ce n'est point proprement le motif qui règle le cipur, c'est l'amour de l'Ordre. Rien ne nous rend justes que l'amour de la justice essentielle et primitive, que la conformité de la volonté à la loi divine. Le désir d'être heureux, la crainte de l'enfer sont naturels et nécessaires. Ce sont des motifs physiquement bons; mais ils n'ont ni bonté ni malice pris en eux-mêmes -. Tout motif est naturellement et nécessairement fondé ^ sur l'amourpropre ou sur le désir invincible d'être heureux, j'entends solidement heureux, sur le mouvement que Dieu imprime sans cesse en nous pour le bonheur et la perfection de notre être, en un mot sur * la volonté propre, car nous ne pouvons aimer que par notre volonté. Et celui qui brûlerait d'ardeur de

i. LV'dilion (lo iCtR'i rlonnait. ici une note marginale ainsi conouo : « Par motif j'entends ce qui excite dans l'àmc quelque mouvement actuel de eetle espèce d'amour que j'ai appelé auparavant amour d'union. »

2. Var. Ces trois phrases, depuis : Rien ne nous rend justes.... ne se trouvaient pas dans les éditions précédentes.

3. Var. Tout motif est fondé (1684); est naturellement el. ce me semble, nécessairement fondé (16ï)7).

4. Var. Sur le désir invincible d'r;trc heureux, que l")ieu inspire sans cosse en nous pour le bonheur, en un mol sur... (1C84).

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