INTRODUCTION. VII
tainc d'années, l'emploi clos tableaux graphiques de calcul resta fort restreint. Il fallut que l'application de la loi du 1 1 juin 1842, qui avait décidé rétablissement de no lie premier réseau de chemins de fer, fit sentir la nécessité d'évaluer par des méthodes rapides les terrassements considérables que comportaient de tels travaux, pour que des ingénieurs comme Lalanne et Davaine fussent amenés à se préoccuper du parti qui pouvait, à cet égard, être tiré des méthodes graphiques. C'est à cette heureuse circonstance (jue nous devons l'invention duc à Lalanne (1 843 ) de l'ingénieux principe de l'anamorphose qui, développé en un Mémoire paru en 1846 dans les Annales des Pouls et Chaussées, devait se prêter à de si nombreuses applications.
Ce n'est qu'en ces dernières années que M. Massau, dans son important Mémoire sur V intégration graphique {Annales de V Association des ingénieurs sortis des Ecoles spéciales de Gand, r 8 8 4 ) a porté le principe de l'anamorphose à son plus haut degré de généralité.
Pour le cas particulier qu'avait d'abord envisagé Lalanne, M. Lallemand, ingénieur des Mines, a su donner aux abaques anamorphoses une forme spéciale, à laquelle il a attaché la désignation iï abaques hexagonaux {Comptes rendus, 1886). Ces abaques, outre l'avantage d'une plus grande précision dans la lecture, sont susceptibles de se prêter à l'introduction de variables nouvelles.
Nous avons de notre coté, dans les Annales des Ponts et Chaussées de 1884, fait connaître le principe d'un mode nouveau, et beaucoup plus général, de représentation graphique des équations, auquel nous avons été amené par une certaine transformation dualistique appliquée aux abaques de Lalanne et auquel nous avons, depuis lors, donné toute l'extension qu'il comporte, en montrant, par exemple, comment il se prête à la multiplication du nombre des variables.
La comparaison de ces diverses méthodes nous conduisit