XI. IX
DES CAUSES MOfiBIFIQUES F.T DK LEUR MÉCANISME. atque faine simul omnibus , perire. Etenim si quis cegrum medicus de morbi primd occasione paulo minutius inlcrroquverit ( modo ex acutorum istorum morborwn numéro sit (/nos sttprà traclavimus (i) ) , audiet quasi semper vel ewn veston aliquam temerè deposuisse cai pridem assueverat : vel corpus molu excalefactum subito fi igori permisisse , atque ab al.crutrà harmn Dpo^aÇa incidisse in morbum. Quani oh causant familiales meos souper moneo, ut tuillo alio anni lempore quidquain vestiwn, quibus assuevêre , sibi delrafiant, nisi mense uno unie solstitium œstivum: nec minori cuni studio eosdeni hortor, ut ab exercitio calescentes Jrigus sedulo évitent.
Depuis bientôt quinze années que je suis chargé d’un enseignement clinique, il n’est pour ainsi dire pas de jour où je n’aie montré aux élèves des cas qui confirmaient les doctrines d’Hippocrate et de Sydenham ci-dessus exposées.
Il nous a même été donné de faire voir que les vicissitudes du chaud et du froid exerçaient leur influence suides organes qu’on avait cru pouvoir considérer comme étant à l’abri de cette influence , organes parmi lesquels il faut citer le cœur. Corvisart, en effet , avait dit: « Le cœur, dans la région qu’il occupe, est à Cabri de loule impression et de toute modification immédiate de la part de l'air et de ses intempéries variables , brusques et multipliées ; on peut affirmer , en général, qu’il nen est point sensiblement modifié , et qu'il nen contracte point de maladie. » Or, les recherches cliniques de 1 auteur de cette Nosographie ont démontré de la manière la pins évidente que, à l’instar de la plèvre, des membranes synoviales, etc., la membrane interne du cœur ( endocarde ) et les valvules d'une part, le péricarde d autre part, s enflamment très souvent et très facilement sous I influence des grandes et brusques vicissitudes de chaud et de froid. Et comme, dans beaucoup de cas, les
1 1 ) T.es maladies auxquelles Sydenham fait allusion ici sont la pleurésie, le rhumatisme, l'au^ioe , etc.
L rROLÉGOMÈNfciS.
brusques refroidissements portent a la fois et sur les synoviales, et sur la plèvre, et sur l’endocarde, et sur le péricarde, on ne doit pas être étonné si l’endocardite et la péricardite coïncident très fréquemment avec le rhumatisme articulaire aigu, avec la pleurésie, la pleuro-pneumonie, etc.
Les agents que nous venons de signaler, c’est-à-dire Pair, les aliments, etc., exercent, d’ailleurs, des influences très variées, et au lieu de produire les maladie; aiguës dont il vient d’être question, ils en déterminent souvent d’autres à marche lente, chronique. Parmi ces dernières, nous mentionnerons particulièrement ces étais constitutionnels, ces affections générales ou lotius substantiœ, pour parler l’ancien langage, que l’on désigne sous les noms de pléthore, d 'anémie, de chlorose ( i), de scrofules , de scorbut , de diathèse calculeuse et goutteuse, etc.
IV. Lorsque des maladies d’un ordre déterminé se manifestent en nombre plus ou moins considérable sous l’empire de certaines causes spéciales, on dit que ces maladies proviennent de la constitution médicale régnante. Tout ce qui a été écrit sur ce sujet important ne doit pas êtie adopté sans réserve, et manque trop souvent aussi de la précision scientifique. Nous y reviendrons en traitant des fièvres continues et des phlegmasies, à l’occasion desquelles on a plus particulièrement agité la grave question des constitutions médicales.
VIL Lorsque les causes occasionnelles ou déterminantes agissent Sur un petit nombre d’individus, on donne le nom de sporadiques aux maladies quelles engendrent. Lorsque ces mêmes causes sévissent, au contraire , sur
(i) On compterait difficilement tous les cas d anémié, de chlorose, de chloro-anémie qui reconnaissent pour cause occasionnelle principale une alimentation mal entendue , incomplètement réparatrice, surtout chez les persolines qui ne respirent pas un air suffisamment riche eu principes réparateurs , l’air étant lui-même le premier des aliments, le pabulum i nue. comme on l’a dit.