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inflammations des auteurs) était enfin entrée dans cette ère d’exactitude que Bichat avait prédite à la médecine.
Avant l’époque actuelle , on le sait , les maladies inflammatoires du cœur et des autres parties du système sanguin étaient ou peu et mal connues , ou même à peu près complètement ignorées. Mais des maladies d’un autre genre de ce grand système se trouvaient exactement dans le même cas. Antérieurement à des recherches qui ne datent pas de plus de quinze ans, que nous apprenait-on, par exemple, sur ces affections constitutionnelles désignées sous les noms d’états anémique , chlorotique , hydrémique , qui sont néanmoins tellement communes qu’elles encombrent, pour ainsi dire , et la ville et les hôpitaux? A peine leur existence avait-elle été vaguement entrevue , et cela ne doit pas nous étonner, quand nous réfléchissons que dans les écoles régnantes avant l’ère actuelle, les affections générales ou constitutionnelles échappaient presque entièrement à l’observation des médecins (1).
Aujourd’hui môme, que depuis bientôt quinze années les caractères de ces états morbides constitutionnels ont été si clairement signalés, et qu’il suffit d’avoir des yeux et des oreilles pour constater les principaux de ces caractères (2), que de milliers de cas d’anémie et de chloro-anémie ne sont-ils pas annuellement méconnus! Et ce qu’il y a de plus déplorable, c’est que, comme nous l’avons noté un peu plus haut, très souvent confondus avec des maladies dites organiques ou des maladies inflammatoires, ces états, dans
(1) Quand les auteurs s’occupaient de l 'anémie, par exemple, ils citaient l 'anémie des mineurs d’Anzin , et ne se doutaient pas que chaque jour, au milieu d’eux, il existait d’innombrables individus affectés d’un état anémique ou chloro-anémique plus ou moins prononcé.
(2) Il suffit, en effet, d’examiner attentivement l 'habitude extérieure, et d'écouter les bruits du cœur et surtout des artères, pour établir le diagnostic des états anémique, hydrémique et chlorotique.