‹ Traité de nosographie médicale (volume 2)Chapitre 3 sur 125 · XVIII PRÉFACE · texte numérisé non relu

XVIII PRÉFACE

lesquels la masse du sang est insuffisante , ou privée de quelques uns de ses éléments essentiels , et qui réclament impérieusement un régime substantiel et réparateur, un bon air et de l’exercice , sont traités par des émissions sanguines plus ou moins répétées , un régime plus ou moins sévère, et le repos. Combien de fois n’ai -je pas insisté, depuis quinze ans, sur ce contre -sens thérapeutique, et que n’ai-je pas lait, j’ose le dire, pour apprendre à l’éviter désormais !

Mais revenons un moment sur ce que j’ai avancé précédemment à l’égard des progrès de la thérapeutique des maladies aiguës les plus communes, savoir, les fièvres continues et les phlegmasies.

Jusqu’à ces derniers temps, le prince des antiphlogistiques employés contre ces maladies , je veux dire les émissions sanguines , n’avait obtenu que des succès assez précaires , contestés , de telle sorte que des praticiens , dont le nom faisait autorité, lui préféraient même le tartre stibié à haute dose dans des maladies inflammatoires par excellence, telles que la pneumonie et le rhumatisme articulaire aigu.

Qui ne sait aussi que l’un des observateurs les plus célèbres de notre époque déclarait solennellement, dans un mémoire ex-professo , que les saignées avaient un effet très borné dans le traitement des inflammations , et que dans la pneumonie elle-même , l’étude des symptômes généraux et lo~ eaux , la mortalité et les variations de la durée moyenne de cette maladie suivant l’époque à laquelle les émissions sanguines furent commencées , tout déposait des bornes étroites de l’utilité de ce moyen de traitement.

Eh bien ! grâce à une nouvelle formule des émissions sanguines, éprouvée aujourd’hui par quatre à cinq mille faits authentiques, exactement recueillis en quinze ans environ, nous avons pu établir en principe ou poser en loi que :

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