SYMPTÔMES DE L INFLAMMATION
normale elle même, et ce mystère ne nous sera sans doule pas révélé de longtemps. Nous dirons seulement qu’il y a vraiment quelque chose de comparable entre cette réaction et celle qui s’exerce de la part d’un loyer d’électricité ou de caloriquesur les conducteurs mis en contact avec ce foyer. Nous ajouterons que dansles cas où la réaction d’un violent foyer inflammatoire est telle, qu’il en résulte aussi une véritable inflammation dans les parties voisines, ainsi qu’il arrive bien souvent, on peut encore comparer ce qui se passe alors à ce qui arrive lorsqu’un foyer de combustion envahit peu à peu toutes les parties du corps combustible dans un point duquel il s’était d’abord allumé. Nous prions instamment le lecteur de ne prendre ces comparaisons que pour ce qu’elles valent, ainsi que nous le faisons nous-même. Un jour viendra, nous aimons à le croire, où tout ce qu’il y a de physique et de chimique dans le grand travail de l'inflammation étant déterminé , on saura positivement à quoi s’en tenir sur les comparaisons que nous nous sommes permises en passant. Nous ne saurions mieux terminer d’ailleurs cette discussion qu’en insérant ici les conclusions deM. le docteur Longet sur la force nerveuse : « Quand on | èse les raisons émises en faveur del’analogie de la force nerveuse et du fluide électrique ; quand on juge les arguments allégués pour détruire toute espèce d’analogie entre eux et pour faire de la première une force sui gênais; quand enfin on a expérimenté par soi-même et vérifié les assertions d’autrui , on est loin assurément de trouver ces raisons, ces arguments, ses propres expériences comme tellement valables pour établir l’une ou l’autre manière de voir, que l’on ne doive user d’une grande réserve quand il s’agit de formuler des conclusions (i). »
B. Réaction générale par voie d'infection.