‹ Traité de nosographie médicale (volume 2)Chapitre 65 sur 125 · CAUSES DÉTERMINANTES DE LINFLAMMATION · texte numérisé non relu

CAUSES DÉTERMINANTES DE LINFLAMMATION

dans leur diagnostic, pourvu qu’il apporte à ce travail d’une si haute importance tout le soin, toute l’attention, tout le temps, toute la patience nécessaires , et qu’il ne néglige, je le répète, aucun ordre de signes ou de symptômes. Sans doute, il est aisé de diagnostiquer un grand nombre d’entre elles au moyen de quelques signes seulement ou même d’un seul signe, qu’on appelle alors pathognomonique; mais un tel diagnostic est nécessairement incomplet, et ne satisfait pas un esprit ami de l’exactitude et de la précision. J’ai dit bien souvent , par exemple, à l’occasion de la pneumonie franche, légitime, que le diagnostic de la maladie était en quelque sorte écrit dans le crachoir du malade. Mais s il suffit de l’existence de crachats visqueux, demi-transparents, adhérents aux parois du vase, d une teinte rouillée ou safranée plus ou moins prononcée, etc., pour reconnaître la présence d’une pneumonie, cela ne nous apprend pas quel est le siège précis de la maladie, quelle en est l’étendue, quel en est le degré, quelles en sont les complications, etc. : toutes circonstances sans la connaissance desquelles il ne saurait exister un diagnostic vraiment exact et satisfaisant.

Depuis douze ans passés que j’enseigne la clinique, tous les cas de phlegmasie admis dans nos salles ont été diagnostiqués par moi conformément aux règles que je viens de poser.

ARTICLE XI

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