‹ Traité de nosographie médicale (volume 2)Chapitre 75 sur 125 · DANS LES LIVRES · texte numérisé non relu

DANS LES LIVRES

Je l’affirme hautement ici, et mon affirmation sera complètement démontrée par ce que nous verrons plus loin , malgré ses erreurs et ses défauts, Prost est un génie méconnu de son époque. 11 serait digne de la nôtre d’élever un monument à sa mémoire.

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mer sa manière de voir sur la fièvre simple primitive; il est entraîné comme malgré lui à ne parler que de la fièvre symptomatique ou des fèvres caractérisées par une série de symptômes qui se rapportent à la lésion de quelque organe

II. Broussais avait bien senti l’importance d’une bonne définition de la fièvre primitive. En effet, en discutant le chapitre dans lequel le docteur Hernandez a pour objet de prouver que la fièvre gastrique ou bilieuse n’esi point une fièvre primitive , Broussais commence par les réflexions suivantes: « Il serait naturel de demander à l’auteur ce qu’il entend par une fièvre primitive , car, sur ce point, il est toujours resté muet. Mais pourquoi lui en faire un crime? N’a-t-on pas proclamé que la fièvre est indéfinissable , et qu’il faut se contenter de décrire des fièvres ? Il paraît que c’est un substantif dont le pluriel est plus clair que le singulier: respectons ce mystère, et par fièvre essentielle primitive entendons, si nous pouvons, un être pathologique dont tout le monde parle aujourd’hui sans le définir, et qui doit se caractériser par ce qu’on en dit.»

Nous allons bientôt montrer que le substantif fièvre n’est pas plus clair au pluriel qu’au singulier, et que Pinel n’a pas plus défini les fièvres primitives ou essentielles que la fièvre primitive ou essentielle.

III. Mais auparavant qu’il me soit permis de terminer ce paragraphe en rappelant ici qu’en 1826, dans mon Traité clinique et expérimental sur les fièvres dites essentielles , ] avançai, d’une manière formelle et explicite, que la fièvre, considérée en elle-rnéme, avait son siège dans l’appareil sanguin , et consistait en une angio-cardite plus ou moins intense (et j ajoutais que, sous cette dénomination, j’entendais à la fois et l’affection de l’appareil circulatoire sanguin, et celle concomitante du sang lui-même). Je reviendrai plus tard sur cette doctrine.

DE L’rNFLAMMATION ET DF. LA FIÈVRE.

ARTICLE H

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