‹ Traité de nosographie médicale (volume 2)Chapitre 76 sur 125 · FIÈVRE CHRONIQUE OU HECTIQUE · texte numérisé non relu

FIÈVRE CHRONIQUE OU HECTIQUE

§ Il'r, lîoctrme de Pinel.

Après avoir dit que la plupart des nosologistes ont regardé la fièvre hectique comme un genre particulier qu’ils ont rangé immédiatement après les fièvres primitives, Pinel fait cette réflexion qne : « Si la fièvre hectique se rapproche de ces dernières squs plusieurs rapports, il faut aussi avouer quelle est si souvent symptomatique qu’on ne saurait tout-à-fait la confondre avec elles. » Puis il en trace l’histoire générale. Cette histoire est vraiment un chef-d’œuvre d’abstraction ontologique, et l’être décrit sous le nom de fièvre hectique est une sorte de mousfre imaginaire, composé des éléments les plus hétérogènes. C’est une maladie sans siège déterminé, et pour ainsi dire uu être sans corps. Je ne puis que renvoyer à la description de Pinel pour les détails; j’ajouterai seulement ici que ce pyrétologiste ne se serait point ainsi occupé à décrire la maladie appelée fièvre hectique comme une fièvre spéciale , qu’il ne peut rapporter à aucun de ses ordres des fièvres primitives , s’il avait eu des idées nettes et justes sur la fièvre considérée en elle-même. Qu’est-ce, en effet, que la fièvre hectique , sinon la forme chronique de la fièvre ainsi considérée en elle-même? Et comme celle-ci, à l’état aigu , est l’effet d’une phlegmasie aiguë locale réagissant sur tout l’ensemble de l’appareil sanguin, ou d’une phlegmasie aiguë directe de celui-ci ; de même la fièvre hectique ou lente , la fièvre à l’état chronique, résulte d’une phlegmasie chronique locale réagissant sur l’ensemble de l’appareil sanguin, ou d’une phlegmasie chronique affectant directement, primitivement cet appareil.

Voyez, d’ailleurs, la singulière contradiction où tombe Pinel: il établit que les fièvres primitives et les fièvres sym-

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