‹ Traité de nosographie médicale (volume 2)Chapitre 79 sur 125 · DOCTRINE OU SYSTÈME DE ÜROUSSA1S · texte numérisé non relu

DOCTRINE OU SYSTÈME DE ÜROUSSA1S

» ment la réduction des fièvres primitives généralement » admises de nos jours. Mais je sais qu’il est des gens fort » habiles pour trouver dans les anciens les découvertes des «auteurs lés plus modernes. » ( Examen des doctrines, pag. h et Ht.)

§ I«. Doctrine de Broussais sur les fièvres inflammatoires ou angioténiques.

Après avoir dit que I on prend souvent pour des fièvres inflammatoires des phlegmasies parenchymateuses internes sans douleur, Broussais exprime ainsi son opinion sür la fièvre inflammatoire pure et simple. U rappelle qu’on a placé la synoqtie dans les gros vaisseaux dont la tunique interne a été trouvée en état de phlogose. Il pense qu’on ne doit pas considérer cette fièvre comme essentielle, puisqu’elle dépend d’une irritation dont le siège peut être déterminé; à moins qu’on ne prenne le parti de lui réserver ce nom à l’exclusion de tout autre mouvement fébrile. Dans ce cas, poursuit-il, le mot fièvre essentielle deviendrait synonyme d’inflammation des vaisseaux sanguins; mais il pense que les vaisseaux sanguins sont beaucoup plus souvent enflammés dans les capillaires que dans les troncs et dans les branches, et qu’il pourrait même se faire que la phlogose ne parvînt aux gros vaisseaux qu’après avoif fait de grands progrès dans les capillaires. Il conclut que la fièvre inflammatoire « est un problème qui n’est pas encore résolu, et il invite les praticiens à renouveler leurs observations sur les mouvements fébriles dont la cause immédiate paraît difficile à trouver. » ( Examen des doctrines, Paris , 1 8 1 6 , pag. 88-9 1 . )

Ailleurs, il appelle fiè'ôre simple la fiêvrë inflammatoire, et il établit que son caractère est une irritation générale des viscères , siégeant particulièrement dans les membranes muqueuses, et non dans les tissus cellulaires et séreux, si ce n’est secondairement, partagée quelquefois par les tuniques

des vaisseaux sanguins eux-mêmes, comme l’ont vu Frank et beaucoup d’autres.

Quand l’irritation se concentre et s’exalte dans quelques uns d’entre eux, la fièvre cesse detre simple ou la phlegmasie d’être générale dans les viscères-, pour dégénérer en phlegmasie locale.

Si la doctrine de Broussais était vraie, il s’ensuivrait que la fièvre inflammatoire serait à la fois une fièvre gastrique, une fièvre intestinale, une fièvre hépatique, une fièvre péripneumonique, etc. C’est parce qu’il n’avait pas fait de recherches approfondies sur les diverses nuances de phlogose du grand appareil sanguin , que Broussais est tombé dans l’erreur que nous signalons ici, et qui se retrouve souvent dans les autres considérations qu’il a consacrées à la pyrétologie.

§ II. Doctrine de Broussais sur les fièvres gastriques , gastro-adynamiques , ataxiques, bilieuses-graves , entéro-mésentériques, muqueuses , catarrhales (1).

Broussais avance que la plupart des prétendues fièvres vulgairement désignées en France par les noms àe gastriques, gastro-adynamiques , ataxiques, bilieuses-graves, entéromésentériques , muqueuses, catarrhales , qui viennent par l’influence des matériaux de l’hygiène, et sans le concours d’un miasme putride, ce qui les fait nommer sporadiques, ne sont que des phlegmasies de membranes muqueuses, qui ne sont point connues de certains médecins, et sont exaspérées par eux au lieu d’être arrêtées dans leur marche... Les phlegmasies gastriques qui n’ont point été arrêtées dans leur débutamènent , dit-il, au bout d’un certain temps, la prostration, la fuliginosité, la fétidité des excrétions, en un mot tout l’appareil qui porte aujourd’hui le nom de fièvre ou d'état adynamique , de fièvres bilieusesgraves, de fièvre entéro-mésenlérique , de fièvre pituiteuse ou

(i) Voyez page ioo et suiv. (le l’Examen. Paris, 1 8 1 G.

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