I. Cérébrite. ou inflammation du cerveau proprement dit
§ I'f. Caractères anatomiques.
Les caractères anatomiques de la cérébrite varient beaucoup, selon les diverses périodes de cette phlegmasie; c’est pourquoi nous allons décrire successivement les altérations qui distinguent chacune deces périodes. Cette marche est d’ailleurs celle que M. Lallemand a suivie dans son excellent ouvrage , où il a étudié tour à tour : i° le ramollissement avec infiltration de sang; 2° le ramollissement avec infiltration de pus; 3° les abcès récents; 4U les abcès enkystés; 5° les indurations ou tumeurs rouges; 6° les indurations minces, irrégulières, et les cicatrices.
Première PÉRIODE. Congestion, fluxion sanguine, sans lésion notable de la structure de la substance cérébrale. La substance cérébrale est comme injectée de sang , rouge , tuméfiée et sensiblement plus ferme que dans l’état normal. On pourrait comparer cet état à la turgescence sanguine qui caractérise l’érection. C’e^t un phénomène digne de remarque que la facilité avec laquelle se gonfle et s érige en quelque sorte la pulpe cérébrale, sous l’influence d une vive irritation. C'est en raison de cette circonstance que, chez l’homme , lorsqu’il existe une ouverture accidentelle du crâne correspondante à une portion enflammée du cerveau, on voit celle ci s’échapper et faire hernie à travers 1 ouverture indiquée. I )ans les nombreuses expériences que j’ai faites sur les animaux , pour la détermination des fonctions du cerveau, j’ai souvent enflammé partiellement cet organe, après avoir préliminairement
i\l\ PHLEGMASIES ET IRRITATIONS EN PARTICULIER.
pratiqué une perforation du crâne : or, dans tous ces cas, j’ai vu promptement une masse plus ou moins considérable de la substance cérébrale faire saillie au-dehors à la faveur de la perforation pratiquée au crâne.
Dans la période que nous décrivons, qui répond à l’engouement péripneumonique commençant, le sang, dont la substance cérébrale est comme gorgée, n’a point encore subi d’altération notable. Si l’on incise la portion engorgée , ce liquide ruisselle en gouttelettes multipliées de la surface des incisions. La rougeur de cette surface, en quelque sorte sablée de sang, prend une teinte rutilante par le contact de l’air, teinte qui contraste d’une manière frappante avec le fond blanc ou gris de la pulpe cérébrale. La congestion sanguine a été quelquefois assez brusque et violente pour briser quelques vaisseaux capillaires, et alors une certaine quantité de sang est infiltrée dans la substance cérébrale, où ce liquide peut former de petites ecchvmoses, des espèces de foyers apoplectiques très circonscrits. La rougeur offre d’ailleurs plusieurs nuances, et passe, par une sorte de dégradation , du rouge le plus foncé à une simple couleur rosée.
Sans doute que déjà, dans ce premier degré de la phlegmasie , la substance cérébrale tend à s’altérer; toutefois une augmentation légère de la consistance de celte substance, jointe à la rougeur et à la congestion sanguine, telssontles seuls caractères anatomiques bien tranchés que l’on rencontre chez les individus qui succombent pendant cette période. Peut-être la substance cérébrale a-t-elle déjà moins d’élasticité que dans son état normal et commence-t-elle à devenir fragile, si l’on peut ainsi dire; mais ce caractère est alors si peu marqué qu’il est fort difficile de prononcer à cet égard.
Deuxième période. Friabilité , ramollissement, suppuration diffuse. Dans cette période, l'organisation de la substance eérébraleest manifestement altérée : cette substance a nota-
CKREBHI1 E.
blement perdu de sa résistance, de sa force de cohésion, de telle sorte quelle se rompt et se déchire au moindre effort. Cette fragilité ou friabilité de ia pulpe cérébrale coïncide avec une infiltration sanguine ou purulente, ou sanguine et purulente à la fois; et comme, par ce mélange d'un liquide avec elle, la pulpe cérébrale tend pour ainsi dire à passer de 1 état solide à l’état liquide, quelques auteurs ont décrit sous le nom de ramollissement du cerveau l'inflammation decet organe. Cette expression caractérise, en effet, d’une manière assez heureuse la période que nous étudions; mais comme il n’en est. pas de même pour celle que nous avons décrite précédemment, ni pour celles que nous décrirons plus bas, le mot ramollissement du cerveau ne saurait être justement employé comme synonvme de celui d’encéphalite ou de cél ébrité.
Quoi qu’il en soit, il importe de ne pas confondre la perte de cohésion que la substance cérébrale a éprouvée avec la liquéfaction qui peut résulter de son simple mélange avec le sang ou le pus. Il est des cas où cette friabilité se rencontre en même temps que la pulpe paraît plus consistante que dans l’état normal. C’est ainsi que le tissu cellulaire ou pulmonaire enflammé se déchire, se casse en quelque sorte avec une étonnante facilité, bien qu’alors il ait augmenté de consistance (delà les noms d’ûiduration , d'hépatisation, sous lesquels on désigne un des degrés de l’inflammation du poumon ).
Cette circonstance favorise l’épanchement, soit du sang, soit de la sérosité, soit du pus dans la substance cérébrale enflammée. Le ramollissement dit inflammatoire du cerveau n’est au fond qu’une suppuration diffuse de la pulpe cpii constitue cet organe. Le pus, infiltré au sein de celte pulpe, la dissout en quelque sorte, et tend, ainsi qu’il a été dit plus haut, à lui faire partager sa liquidité. Ce ramollissement est d’ailleurs susceptible de plusieurs degrés, depuis celui où la substance cérébrale esta peine
plus molle que clans sa texture normale, jusqu’à celui où elle est transformée en une espèce de bouillie ou de crème peu épaisse. Dans cet état de collicfûalion , la substance cérébrale est réellement désorganisée. Sous le rapport de la coloration , on a distingué deux espèces de ramollissements. Lorsque cette altération est récente , aiguë, elle est accompagnée d’une vive rougeur, et du sang est mêlé quelquefois au pus infiltré dans la pulpe cérébrale : c’est là le ramollissement rouge. Quand, au contraire, l’altération est déjà ancienne, quelle est survenue lentement, il peut arriver que la congestion sanguine soit à peine apparente : c’est là le ramollissement blanc ou crémeux de certains auteurs.
C’est surtout cette dernière forme de ramollissement que des auteurs ont voulu rejeter du nombre des altérations crue l’inflammation du cerveau entraîne à sa suite.
Nous ne prétendons pas discuter ici quelles sont toutes les causes sous l’influence desquelles le cerveau et les autres organes, en général , peuvent se ramollir ; mais nous pouvons affirmer qu’il est des cas dans lesquels un ramollissement inflammatoire du cerveau peut exister sans injection et rougeur notables. M. Lallemand a démontré cette vérité, que nous avons aussi tâché de développer clans le traité de l’encéphalite. Depuis la publication de ce traité, de nouvelles observations sur l’homme, et, de plus, des expériences nombreuses dans lesquelles j’ai produit des phlegmasies artificielles du cerveau de divers animaux, m’ont confirmé clans l’opinion que ]e viens d’indiquer.
Il est certains ramollissements du cerveau qui sont accompagnés, non d’une teinte rouge ou d’un blanc plus ou moins mat, mais d’une couleur d’un beau jaune-serin. Il est vrai que, clans les cas de ce genre que j’ai observés, rl existait une infiltration sanguine plus ou moins marquée, et que par conséquent la coloration jaune n’était probablement qu’une dégradation de la teinte rouge due à cette
cerebiute.
infiltration (on sait, eu effet, que, à mesure que l’absorption s’empare du sang épanché dans un de nos tissus, la couleur rouge ou noirâtre passe peu à peu à une teinte jaune).
Troisième période. Abcès avec ou sans kystes ; cicatrisalion. Dans cette période, le pus, d’abord simplement infiltré au sein de la pulpe cérébrale, brise peu à peu les cellules dans lesquelles il était retenu; et, sa quantité devenant de plus en plus considérable, il se réunit de manière à former des foyers que l'on désigné sous le nom d'abcès ou de collections purulentes. Les abcès du cerveau, ainsi que ceux du tissu cellulaire, peuventétre distingués en abcès récents et en abcès anciens. Le pus des premiers est en contact immédiat avec la substance cérébrale qui lui sert de paroi; le pus des seconds, au contraire, est comme emprisonné dans une membrane plus ou moins épaisse, connue sous le nom de kyste , et de là le nom d’abcès enkystés sous lequel on connaît ces sortes d’abcès.
Le volume des abcès du cerveau est très variable; il égale quelquefois celui d’un œuf ordinaire, et dans certains cas, il s’élève même au-delà.
Le pus des abcès du cerveau n’exhale pas , en général, une odeur bien fétide; il offre une couleur d’un blanc jaunâtre, quelquefois verdâtre; le plus souvent, il est homogène et bien lié; toutefois il n’en est pas toujours ainsi : on le trouve, dans certains cas, à l’instar du liquide sécrété par les membranes séreuses enflammées , composé d’une partie liquide et d’une partie concrète ( celle-ci flotte, sous forme de flocons, au milieu de la première).
Le mécanisme de l’organisation du kyste qui enveloppe le pus ressemble à celui qui préside à l’organisation des fausses membranes en général. Qu’est-ce autre chose, en effet, (jue ce kyste, sinon une véritable fausse membrane? Des espèces de franges tomenteuses, de nature probablement fibrineuse, tapissant les parois du foyer purulent,
i\ 8 PHLEGMAS1ES ET IRRITATIONS EN PARTICULIER, sont les premiers rudiments du kyste. Fécondée, pour ainsi dire, par la substance vivante avec laquelle elle est en contact, la couche pseudo-membraneuse dont il est question ne tarde pas à s’organiser et à participer elle-même aux phénomènes de Ja vie. IJn réseau vasculaire s’y forme de toutes pièces , et, grâce aux anastomoses qui s’établissent entre lui et la substance cérébrale environnante, le kyste contracte des adhérences plus ou moins intimes avec cette dernière, et se greffe en quelque sorte sur elle. Le kyste ne consiste d’abord qu’en une seule lame très mince, fragile, analogue par sa ténuité à une toile d’araignée; insensiblement, il s’épaissit, et souvent même de nouvelles couches de matière coagulable s’organisent successivement et concentriquement les unes aux autres. C’est par ce mécanisme que se forment ces kystes à trois ou quatre feuillets concentriques qu’on rencontre parfois dans le cerveau ( on sait qu’il n’est pas rare non plus de trouver des fausses membranes pleurétiques organisées, dans lesquelles on peut démontrer plusieurs couches juxtaposées). Plus les abcès du cerveau sont anciens, plus, en général , sont nombreux les feuillets du kyste qui entoure le pus; de (elle sorte que l’on peut , jusqu’à un certain point, juger par le nombre de ceux-ci de Y âge de l’abcès.
Dans quelques cas, le kyste celluleux se transforme en tissu fibreux ou fibro-cartilagineux; plus rarement, on trouve sur quelques uns de ses points des incrustations calcaires ou ossi formes.
La face interne des kystes est polie, onctueuse, douce au toucher, et tient le milieu entre celle des membranes séreuses et celle des membranes muqueuses.
L’analogie nous porte à croire que le liquide contenu dans les kystes cérébraux peut être entièrement résorbé, et que les régions opposées de leur surface intérieure, après s être rapprochées et mises en contact, finissent par
céreurite.
s’agglutiner ensemble, comme on voit, dans certains cas d’épanchements pleurétiques, la hausse membrane déposée sur la plèvre costale faire corps avec celle qui revêt la plèvre pulmonaire. Il est probable que, parmi les cicatrices cérébrales qui, jusqu’à ces derniers temps, avaient été considérées comme des traces de foyers apoplectiques résorbés, plusieurs n’étaient réellement que les restes d’une phlegmasie terminée par la formation d’abcès. Il importe de reprendre en sous-œuvre une matière que les travaux de Riobé ont ébauchée d’une manière si remarquable.
Quoi qu il en soit, lcndroit où se rencontrent les cicatrices parfaites dont il est actuellement question se distingue des autres par sa plus grande dureté. Mais ce n’est pas toujours par une cicatrisation aussi heureuse que guérit ou se termine une phlegmasie suppurative du cerveau. C’est ce que nous allons voir dans le paragraphe suivant.
Quatrième période. Formation de produits accidentels , de tumeurs de diverse nature. Ce serait , comme nous l’avons déjà dit bien de fois, avoir une idée fort étroite d’une inflammation quelconque que de borner son étude, sous le point de vue anatomique , à la description des lésions qui caractérisent la congestion pure et simple, la résolution, la suppuration et la cicatrisation régulière. Il est d’une haute importance de faire connaître ce que deviennent et le sang que l’irritation prolongée fait affluer et fixe en partie dans l’organe malade, et 1 esecretutn qui, dans certains cas, s’est infiltré dans la substance de cet organe. Or, de celte combinaison, soit du sang, soil du secrctuni inflammatoire avec lasubstancedel’organeenflammé.de l’organisation et de la transformation de certains éléments contenus dans ces liquides, résultent une foule de produits plus ou moins différents par la forme , l’aspect et la composition intime. Ces produits morbides ou accidentels sont décrits sous les
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noms t!e squirrhe, de cancer , cl 'encéphaloVdes , de tubercules, de mélanose. Nous avons vu déjà comment d’autres pro duits, tels cpie les kystes, les fausses membranes, les cicatrices, reconnaissaient pour cause première une inflammation. Les faits qui démontrent cette dernière vérité ne sont aujourd’hui contestés par aucun pathologiste exercé à l’art de l’observation. Jl n’en est pas ainsi de ceux que nous invoquons en faveur de l’opinion que les tumeurs ou productions squirrheuses, tuberculeuses, etc., du cerveau, constituent des effets, des suites, et pour parler le langage de Pujol, des reliquats de 1 inflammation de cet organe. Comme les rapports qui existent entre ces dernières lésions et l’inflammation sont plus éloignés , et pour ainsi dire plus déliés que ceux dont il a été question plus haut, il ne faut pas s’étonner s’ils ont échappé à la vue courte de quelques esprits. Le temps n’est pas éloigné, nous l’espérons, où cette manière de voir, comprise dans son véritable sens, sera généralement adoptée.
Les masses tuberculeuse, squirrheuse, stéatomateuse, albumineuse, etc. , que l’on rencontre parfois dans le cerveau à la suite d’une phlegmasie chronique, offrent de nombreuses variétés sous le rapport de leur forme , de leur volume, de leur situation. Ces différentes espèces de productions n’existent pas toujours isolées les unes des autres. Plusieurs d’entre elles peuvent concourir à la composition de certaines tumeurs cérébrales. On trouvera des exemples de cette combinaison dans les traités cliniques sur les maladies encéphaliques.
Sans doute il ne suffît pas de savoir que les productions tuberculeuse, squirrheuse, stéatomateuse, etc., offrent entre autres caractères communs celui de tirer leur première origine d’une phlegmasie cérébrale. Pour compléter leur histoire, il resterait à déterminer ici d’une manière précise quelle est la raison des différences qui distinguent ces espèces entre elles. Pour parvenir à la solution
CÉRÉBRITE.
de ce difficile problème, il faudrait connaître la nature physique et chimique des liquides et des solides au milieu desquels elles prennent naissance, analyser toutes les circonstances qui peuvent favoriser ou entraver l’organisation, l'évolution des liquides anormalement épanchés ou sécrétés dans la partie frappée de phlegmasie. En traitant de l’inflammation en général, nous avons déjà discuté ce point de pathogénie, et ce serait une répétition superflue que de nous y arrêter plus longtemps ici.
Au reste, il ne faut jamais perdre de vue cette vérité, savoir, que les productions développées accidentellement dans le cerveau, qu’elles soient organisées ou non, considérées indépendamment de leur cause génératrice, constituent ou de simples corps étrangers ou des organes parasites dont la présence peut nuire, soit mécaniquement, soit autrement, à l’accomplissement des fonctions des parties du cerveau avec lesquelles ces productions se trouvent en contact. C’est là un des points de vue sous lesquels les productions accidentelles méritent surtout d’être étudiées.
§ II. Symptômes, signes et diagnostic.
i° Symptômes de l’inflammation générale du cerveau.
A. Période de congestion ou d’iiritation. La cérébrite générale ne se développant, sinon constamment, du moins le plus généralement, que consécutivement à une méningite, ses symptômes se confondent en quelque sorte avec ceux de cette phlegmasie.
Dans la période qui nous occupe, on observe donc une exaltation désordonnée des diverses fonctions dont le cerveau est l’instrument. De là le délire sous toutes ses formes, une agitation générale , des soubresauts dans les tendons, des mouvements spasmodiques, des convulsions; de là une susceptibilité des sens telle que l’oreille ne peut supporter le moindre bruit, que la lumière la plus faible blesse pour ainsi dire l’œil; une céphalalgie plus ou moins violente, des éblouissements, des tintements d’oreilles, un
52 PHLEGMASIES ET IRRITATIONS EN PARTICULIER, état d’endolorissement général, phénomènes qui sont en quelque sorte pour les sensations ce que les convulsions sont pour les fonctions locomotrices , et le délire pour les fonctions intellectuelles.
A ces symptômes idiopathiques se joignent des symptômes sympathiques plus ou moins marqués, selon l’intensité de l’inflammation, l’irritabilité des sujets, etc. La fièvre s’allume , la peau est sèche ou sudorale , le pouls fréquent, etc.
B. Période de collapsus ou de ramollissement et de suppuration. Les symptômes qui caractérisent cette période sont les suivants : un assoupissement plus ou moins profond succède graduellement au délire; tous les sens sont émoussés ou complètement abolis, les pupilles dilatées, les fonctions locomotrices paralysées(de là cette réso/ufro» des membres, cet affaissement des traits, qui succèdent aux mouvements spasmodiques, de même que l'assoupissement au délire ); le pouls devient inégal, intermittent, la respiration profonde, rare, irrégulière, stertoreuse (ainsi que le pouls, elle présente parfois des alternatives d’accélération et de ralentissement); la peau se couvre d’une sueur visqueuse, gluante; enfin les extrémités se refroidissent, et la mort est le terme de cet état comateux où sont plongés et comme ensevelis les malades.
G. Période du développement des lésions dites chroniquesorganiques. Si les malades ne succombent pas à l’encéphalite générale aiguë, et que celle-ci, au lieu de se terminer par la guérison , passe à l’état chronique, alors on voit survenir lentement dans les fonctions intellectuelles et morales ces désordi’es qui ont été désignés sous le nom d'aliénation mentale , et cette paralysie générale si bien étudiée par M. Calmeil (i) et d’autres.
?,° Symptômes de [inflammation partielle du cerveau.