‹ Traité de nosographie médicaleChapitre 21 sur 119 · INFLAMMATION DES NERFS ET DU NÉVRILÈME · texte numérisé non relu

INFLAMMATION DES NERFS ET DU NÉVRILÈME

Considérations préliminaires.

Nos connaissances sur l'inflammation des différentes espèces de nerfs et de leur membrane enveloppante sont encore très peu avancées. C’est là une nouvelle lacune qu il serait bien temps de combler. Dans les dictionnaires et autres ouvrages de médecine les plus récents, l’article névrite se trouve réduit aux plus minces proportions (i).

( i) Le Dictionnaire th médecine et de chirurjie pratiques contient un peu moins île deux payes sur cette plilegmasie. Une seule pnge est consacrée ;i celte maladie dans le Dictionnaire des dictionnaires de médecine.

Parmi les médecins qui ont essayé de dissiper en partie la profonde obscurité qui règne sur l’inflammation dés nerfs, il est juste de citer J. Descot (i), Dugès et M. Martinet. En attendant de nouvelles lumières sur cette importante et difficile matière, celui-là se hasarderait-il trop , qui soutiendrait à priori que dans un assez grand nombre de cas de lésions desdifférentesespècesdesensibilité,de mouvement et de sécrétion, dont la cause première nous a jusqu’ici échappé, cette cause essentielle n’a été autre chose qu’une phlegmasie des nerfs ou du névrilème avec ses suites accoutumées?

Bien que l’inflammation du tissu même des nerfs et celle de leur enveloppe puissen t exister chacuneisolément, néanmoins on conçoit que les cas doivent être rares dans lesquels l’une d’elles ne se complique pas, à un certain degré, de l’autre. C’est ainsi, par exemple, que la pleuro-pneumonie, ou l’inflammation simultanée du poumon et de la plèvre, est bien plus fréquente quela pneumonie et la pleurésie à l’état de simplicité ou d’isolement l’une de l’autre. Toutefois, commeil estbienpluscommun de rencontrer une pleurésie sans pneumonie qu’une pneumonie sans pleurésie aucune, de même lanévrilémite sans névrite parait être plus commune que la névrite sans névrilémite. Au reste, nous sommes si peu riches en fait bien observés de l’une et de l’autre , que nous ne pouvons procéder, en ce point comme en plusieurs autres de leur histoire, que par voie de conjecture, d’analogie ou de probabilité.

Ainsi que nous l’avons faitpouiTartérite, la phlébite, etc., nous décrirons d’abord la névrite et la névrilémite ou la névrilétno-névrite d’une manière générale , puis nous étudierons en particulier ou du moins nous mentionnerons chacune des espèces anatomiques de cette phlegmasie.

(i) Diss. sur les affections locales des nerfs. Paris, 1 8a5, in-8.

DE LA NÉVRITE ET DE LA NÉVIULÊMlTE EN GÉNÉRAL. 91

phemièbe section.

Page 1